Archives de Catégorie: Santé et sécurité au travail

L’URPP aux Journées annuelles de santé publique

Cynthia Tanguay aux JASP le 2 décembre 2024, à Montréal

Le 2 décembre 2024, Cynthia Tanguay a présenté le programme EXPOPROF aux 27e Journées annuelles de santé publique, à Montréal. L’édition 2024 du programme était une collaboration de Célia Morel, Cynthia Tanguay et Jean-François Bussières de l’URPP, et de Ciprian Mihai Cirtiu et Nicolas Caron du Centre de toxicologie du Québec.

Contexte
Près de 36 000 travailleurs sont exposés chaque année aux antinéoplasiques dans les hôpitaux canadiens1. Cette exposition présente des risques pour la santé des travailleurs, notamment au niveau de la génotoxicité ou d’effets néfastes pour la reproduction et le développement2-3.
Il n’existe pas de seuil d’exposition sécuritaire aux antinéoplasiques. Des lignes directrices encadrent leur manipulation sécuritaire4. Depuis 2010, un programme de surveillance environnementale est offert aux hôpitaux canadiens et permet non seulement de respecter les lignes directrices, mais également d’informer les parties prenantes et de proposer des cibles de contamination pragmatiques.
L’objectif est de présenter les résultats de contamination des surfaces des hôpitaux canadiens aux antinéoplasiques dans le cadre de l’édition 2024 du programme de surveillance.
Méthode/Démarche
Les chefs de département de pharmacie des hôpitaux canadiens ont été contactés à l’automne 2023. Les données démographiques, les pratiques de manipulation sécuritaires et la description des prélèvements ont été collectées dans un questionnaire. Chaque hôpital a échantillonné 12 surfaces standardisées de 600 cm² : six dans les pharmacies d’oncologie (comptoir de réception, tablette d’entreposage, grille d’une hotte, plancher devant une hotte, passe-plat, bac de transport) et six dans les cliniques externes d’oncologie (tablette d’entreposage, comptoir d’amorçage, comptoir près des patients, bras d’un fauteuil d’administration, pompe d’infusion, extérieur d’un contenant d’antinéoplasique). Les prélèvements ont été dosés par le Centre de toxicologie du Québec (CTQ). Dix antinéoplasiques ont été dosés par chromatographie liquide – spectrométrie de masse en tandem (cyclophosphamide, méthotrexate, gemcitabine, 5-fluorouracile, irinotécan, docétaxel, paclitaxel, vinorelbine, étoposide, doxorubicine), et les platines par spectrométrie de masse à plasma à couplage inductif. 
Des statistiques descriptives ont été réalisées (proportion de prélèvements positifs, percentiles des concentrations). La contamination, selon certaines pratiques, a été comparée à l’aide d’un test Kolmogorov-Smirnov. Des seuils de contamination correspondant aux 75e et au 90e percentiles de tous les hôpitaux canadiens ont été proposées aux participants. Ceux-ci peuvent accéder à leurs résultats historiques et aux comparaisons avec tous les centres par un site sécurisé. Les résultats sont également partagés lors d’un webinaire et par l’entremise d’une communauté de pratique réunissant pharmaciens, professionnels en soins infirmiers et représentants de santé et sécurité au travail.
Résultats
Un total de 131 hôpitaux a participé en 2024 (70/131, 53% du Québec). Les antinéoplasiques les plus fréquemment retrouvés sur les surfaces étaient le cyclophosphamide (396/1524, 26% échantillons positifs, 75e percentile 0,00077 ng/cm²) et la gemcitabine (291/1524, 19%, 75e percentile 0,00020 ng/cm²). Dans les pharmacies, les surfaces les plus contaminées par le cyclophosphamide étaient les grilles frontales des hottes (67/129, 52%, 75e percentile 0,014 ng/cm²) et les planchers devant les hottes (56/129, 43%, 75e percentile 0,0053 ng/cm²). Dans les cliniques externes, les surfaces les plus contaminées au cyclophosphamide étaient les bras de fauteuils d’administration de chimiothérapie (82/124, 66%, 75e percentile 0,010 ng/cm²). Les établissements qui préparaient plus de 5000 antinéoplasiques par année (55/131, 42% hôpitaux) avaient des surfaces plus contaminées au cyclophosphamide (p<0.001). La moitié des participants avait un comité sur les médicaments dangereux (63/129, 49%), mais leurs surfaces n’étaient pas moins contaminées (p=0,048).
Conclusion/Recommandations
Certaines surfaces des hôpitaux canadiens étaient fréquemment contaminées par des antinéoplasiques, comme le cyclophosphamide. Les travailleurs doivent être informés des risques afin de se protéger, d’utiliser des pratiques de manipulation sécuritaires et de limiter la contamination. Malgré tout, le programme a démontré une réduction dans la concentration des antinéoplasiques mesurée sur les surfaces des hôpitaux canadiens.
Les participants ont profité de l’expertise de l’équipe et de la diffusion de cibles de contamination pour interpréter leurs résultats. La participation au webinaire et à la communauté de pratique ont facilité l’engagement et le partage des meilleures pratiques, ce qui a contribué à l’amélioration continue.

Pour en apprendre davantage consulter expoprof.wordpress.com. Vous pouvez consulter notre affiche présentée aux JASP les 2-4 décembre 2024 à Montréal.

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Aménagement d’un nouveau département de pharmacie au CHU Sainte-Justine

Le département de pharmacie du CHU Sainte-Justine (CHUSJ) occupait les mêmes espaces depuis l’ouverture du bâtiment inauguré en 1957. Bien que des améliorations aient été apportées au fil du temps, les installations étaient vétustes. Il n’existe pas de cadre normatif pour l’aménagement de pharmacie au Québec hormis une norme d’aménagement du MSSS pour les aires réservées aux préparations stériles.

Une étude descriptive a été menée afin de décrire le projet du nouveau département de pharmacie du
CHUSJ.

Le projet, mené sans partenariat public/privé, a été effectué dans le cadre de la modernisation du bâtiment existant situé au 3175 chemin Côte Sainte-Catherine, Montréal, Qc, Canada. Il reposait sur la contribution d’un groupe de plusieurs professionnels à l’interne et à l’externe. Il comportait les grandes étapes suivantes : un avis de pertinence avec autorisation du MSSS, un programme fonctionnel et technique (PFT), les plans et devis, la construction, les acquisitions et installations, des simulations, déménagements et une inauguration. Une équipe de gestion du département de pharmacie (i.e. chef, chef adjoint services et chef adjoint soins, enseignement et recherche) ont coordonné le projet. L’ensemble des membres du département ont été consultés

En conclusion, un nouveau département d’une superficie de 1540m2 a été aménagé au 3ème étage, blocs 1, 2 et 9 (51 locaux distincts) et 290m2 (5 locaux) de l’ancienne pharmacie ont été préservés afin d’accueillir les activités de stockage complémentaire (30-60-90 jours), de pharmacovigilance, d’enseignement et de recherche évaluative (initialement prévues au 3ème étage bloc 6). L’autorisation du MSSS a été donnée le 13 avril 2017. Le déménagement a été effectué le 1er février 2022. Les coûts de construction sont estimés à 13,1M CAD avant taxes. Le nouveau département favorise un parcours sécuritaire des produits, une utilisation de
nouvelles technologies et un environnement adéquat et ergonomique pour les tâches cognitives. Ces aménagements constituent un bon exemple d’une infrastructure pharmaceutique requise en milieu universitaire. Un partage d’expérience comme celui-ci peut inspirer d’autres établissements.

Vous pouvez consulter notre affiche présentée au Grand Forum 2022 de l’Association des pharmaciens des établissements de santé du Québec (A.P.E.S.) le 25 mars 2022.

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Mise à jour de la liste de médicaments dangereux de l’initiative Médicaments Dangereux Québec

L’initiative Médicaments Dangereux Québec (IMDQ) a mis à jour la liste de médicaments dangereux à l’intention des établissements de santé du Québec. Nous vous invitons donc à consulter la version de septembre 2024 qui est hébergée sur le site de l’ASSTSAS.

The IMDQ initiative have juste updated the hazardous drug list intended for Quebec healthcare centers. We invite you to consult the September 2024 version that is hosted on the ASSTSAS website.

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Le webinaire EXPOPROF 2024 était un succès!

Dans le cadre de son programme de surveillance de la contamination des surfaces par les antinéoplasiques dans les établissements de santé du Canada, l’Unité de recherche en pratique pharmaceutique (URPP) a tenu son webinaire annuel les 17 et 19 septembre 2024 dernier.

Plus de 150 personnes ont assisté au webinaire en direct et 131 hôpitaux à travers le Canada ont participé au programme cette année. Il s’agit d’une opportunité pour présenter les résultats du programme ainsi que d’échanger sur les bonnes pratiques de manipulation sécuritaire, les solutions et les enjeux. Merci aux conférenciers : Jean-François Bussières, Cynthia Tanguay et Célia Morel de l’URPP, et Nicolas Caron et Ciprian Mihai Cirtiu du Centre de toxicologie du Québec (CTQ). Merci également aux participants pour les échanges enrichissants.

Nous sommes fiers de l’évolution de cette initiative pour la sécurité des travailleurs, au plaisir de vous compter parmi nous pour l’édition 2025!

Conférenciers aux webinaires EXPOPROF présentés les 17 et 19 septembre 2024

As part of the Environmental surveillance program of the surface contamination with antineoplastic drugs in Canadian healthcare centers, the Unité de recherche en pratique pharmaceutique (URPP) held its annual webinar on September 17 and 19, 2024.

More than 150 people attended the live webinar and 131 centers from Canada participated in the Program in 2024. This was an excellent opportunity to present the results, share safe handling practices, discuss issues and solutions. We would like to thank the speakers: Jean-François Bussières, Cynthia Tanguay ans Célia Morel from the URPP, and Nicolas Caron and Ciprian Mihai Cirtiu from the Centre de toxicologie du Québec (CTQ). We would also like to thank the participants for the enriching exchanges.

We are proud of the evolution of this initiative for healthcare workers safety, we are looking forward to your participation in 2025!

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Programme canadien de surveillance de la contamination des surfaces par 11 médicaments antinéoplasiques

L’exposition professionnelle aux médicaments antinéoplasiques peut avoir des effets néfastes sur la santé des travailleurs. Il n’existe pas de doses maximales de médicaments antinéoplasiques auxquelles les travailleurs peuvent être exposés en toute sécurité. La surveillance de l’environnement est exigée par de nombreux organismes de santé et de sécurité une ou deux fois par an. Un programme canadien de surveillance annuelle a été mis en place en 2010 pour permettre aux hôpitaux de comparer leurs résultats de contamination avec des concentrations ciblées basées sur des données pragmatiques.

Une étude a été réalisée afin de décrire la contamination par 11 médicaments antinéoplasiques mesurée sur 12 surfaces dans les hôpitaux canadiens et les pratiques associées à la manipulation des médicaments antinéoplasiques.

Pour cela 12 sites standardisés ont été échantillonnés dans chaque hôpital à la fin d’une journée de travail : 6 dans la pharmacie d’oncologie et 6 dans la clinique ambulatoire. La méthode de quantification consistait pour les médicaments non platine la chromatographie liquide à ultra-haute performance et spectrométrie de masse, pour les médicaments à base de platine la spectrométrie de masse à plasma inductif (dosage optionnel). L’analyse des résultats s’est faite à l’aide d’un questionnaire REDCap® en ligne sur les pratiques en matière de manipulation de médicaments dangereux soumis aux hôpitaux. Des statistiques descriptives des pratiques et de la contamination ont été effectuées. Une sous-analyse de la contamination de certaines pratiques a également été réalisée à l’aide d’un test de Kolmogorov-Smirnov pour échantillons indépendants.

Les résultats ont montré que des traces de médicaments antinéoplasiques à faible concentration persistent sur les surfaces dans les hôpitaux. Ce programme de surveillance permet aux centres de comparer leurs résultats et d’identifier les domaines à améliorer. Les centres du Québec participent également à une communauté de pratique qui organise des réunions mensuelles pour partager les meilleures pratiques. Le partage des résultats de la surveillance locale devrait également servir à encourager les travailleurs à être aussi consciencieux que possible lorsqu’ils manipulent des médicaments antinéoplasiques. La formation de l’ensemble du personnel potentiellement exposé doit être une priorité. Les pratiques de manipulation sûres et les équipements de protection individuelle restent importants.

Vous pouvez consulter notre article publié dans la revue Journal of Oncology Pharmacy Practice et notre affiche présentée au Meeting Clinique semestriel de l’American Society of Health-System Pharmacists, le 6 décembre 2022, à Las Vegas, États-Unis.

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Contamination microbiologique des surfaces de préparation des médicaments sur les unités de soins

À la suite d’un audit d’évaluation des pratiques de préparation et d’administration des médicaments dans les unités de soins, des lacunes ont été observées au niveau de la désinfection des surfaces de préparation des médicaments.

Une étude descriptive transversale a été menée au CHU Sainte-Justine de Montréal afin de décrire la contamination microbiologique des surfaces de préparation des médicaments dans les unités de soins.

Pour cela, une assistante de recherche a prélevé 2 types de surface de travail (comptoirs de pharmacies d’unités de soins et chariots de médicaments dans les unités de soins) lors d’une journée de septembre 2021. Deux prélèvements de contrôle ont été effectués sur deux surfaces préalablement décontaminées avec une lingette composée d’ammonium quaternaire. Des géloses au sang ont ensuite été ensemencées puis incubées au laboratoire de microbiologie. Les prélèvements étaient considérés positifs lorsqu’il y avait au moins une colonie après sept jours d’incubation. Les espèces n’étaient pas identifiées d’emblée à l’exception des suspicions de Staphylococcus aureus.

En résultat, 94% des prélèvements étaient positifs. Un Staphylococcus aureus a été retrouvé dans un prélèvement sur la surface d’un chariot et des levures et champignons filamenteux ont également été retrouvés sur deux prélèvements. Étant donné que la majorité des surfaces prélevées présente une contamination microbiologique, ces résultats serviront à sensibiliser les équipes aux bonnes pratiques de l’entretien des surfaces avant et après chaque préparation de médicaments sur les unités de soins.

Vous pouvez consulter notre affiche présentée au Grand Forum 2022 de l’Association des pharmaciens des établissements de santé du Québec (A.P.E.S.) le 24 mars 2022.

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Étude de l’efficacité d’un protocole de décontamination en huit étapes et ses effets après 30 jours sur la contamination environnementale par le cyclophosphamide

Des difficultés à décontaminer complètement les surfaces exposées aux antinéoplasiques existent. Il est nécessaire d’effectuer plusieurs nettoyages successifs. Malgré cela, le cyclophosphamide, très utilisé, est persistant sur les surfaces. C’est pourquoi le protocole de décontamination a été amélioré entre 2020 et 2021.

Une étude a été réalisée afin d’évaluer l’efficacité d’un protocole de décontamination en huit étapes et ses effets après 30 jours sur la contamination environnementale par le cyclophosphamide. Il était également question de comparer deux protocoles de décontamination (2020 en quatre étapes vs 2021 en huit étapes)

La contamination par le cyclophosphamide a été quantifié à T0, T1 et T2. La mesure s’est faite par chromatographie liquide haute performance couplée à la spectrométrie de masse. L’étude a été réalisée dans 9 pharmacies hospitalières au Québec. 17 sites on été sélectionnés dont les grilles frontales et planchers de hottes et les tablettes d’entreposage du cyclophosphamide.

Il a été retrouvé que le nettoyage intensif n’a pas permis d’enlever toutes les traces de cyclophosphamide même s’il y avait une diminution de la contamination juste après le nettoyage. De plus, une ré-augmentation de la contamination après 30 jours de travail avait lieu. Au sujet de la comparaison des protocoles, il y avait une diminution du nombre de sites contaminés entre 2020 et 2021 pour T0 et T1. Toutefois, une même proportion des sites était contaminée après 30 jours de travail.

Vous pouvez consulter notre article publié dans la revue Objectif Prévention et notre affiche présentée au Réseau québécois de recherche sur les médicaments (RQRM) le 10 juin 2021.

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Efficacité théorique de séances de décontamination suite à une simulation de déversement accidentel de flacons d’antinéoplasiques

Un déversement de médicaments dangereux peut survenir lors d’un bris accidentel d’un contenant (i.e. flacon, poche) dans le cadre du circuit du médicament. Les recommandations des sociétés savantes suggèrent deux à quatre séances de décontamination à la suite d’un déversement accidentel. Cependant, il n’existe pas de méthode de décontamination consensuelle efficace à 100%.

Une étude a été réalisée afin de calculer le nombre de séances de décontamination successives requises pour éliminer toute trace détectable d’une sélection de neuf médicaments dangereux après un déversement
accidentel.

Pour ce faire, des simulations mathématiques avec la présentation commerciale la plus fréquente au Québec de 9 médicaments dangereux ont été effectuées. Les limites de détections de la méthode LC-MS-MS disponible
au Canada ont été prises en compte et plusieurs taux d’efficacité de la séance de décontamination ont été testés.

Au total, 36 simulations ont été réalisées. Il a été retrouvé que dans le meilleur des cas (i.e. avec une efficacité de nettoyage de 98%), 4 séances de décontamination ne seraient pas suffisantes pour que la quantité d’antinéoplasique mesurée soit inférieure à la limite de détection (LOD), sauf pour le docétaxel (dont la LOD est plus élevée que pour les autres molécules). Finalement, le nombre de décontaminations nécessaires dépend de chaque molécule (propriétés physico-chimiques et limite de détection propres à chaque molécule) et de l’efficacité du nettoyage.

Vous pouvez consulter notre affiche présentée au Congrès francophone de pharmacie hospitalière HOPIPHARM le 26 mai 2021.

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Auto-évaluation nationale de la conformité aux mesures de manipulation sécuritaire des médicaments dangereux

Le guide de prévention sur la manipulation sécuritaire des médicaments dangereux de l’ASSTSAS a été mis à jour en 2021. Suite à cette publication, une communauté de pratique a été créée afin d’épauler les établissements dans leur mise en œuvre des changements. À cet effet, un exercice d’auto-évaluation national a été mené dans les établissements de santé du Québec. Ce projet a mis de l’avant les éléments qui sont à prioriser et permet d’échanger sur les meilleures pratiques pour assurer la sécurité des travailleurs.

Nous sommes fiers de partager notre article publié dans le Journal of Oncology Pharmacy Practice. Ce projet avait également été présenté au congrès de l’A.P.E.S. les 24-25 mars 2022, présentant les mesures générales, les mesures applicables à la pharmacie et aux soins infirmiers.

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Enquête sur le télétravail au sein des départements de pharmacie en établissement de santé au Québec

Le télétravail suscite un intérêt croissant chez les employés dans le domaine de la santé. En outre, la pandémie de COVID-19 a participé à l’adoption accrue du travail à distance, celui-ci permettant de prodiguer des soins de qualité tout en limitant les risques de contamination.

Le département de pharmacie du CHU Sainte-Justine ne possédant pas de politiques et procédures pour encadrer la pratique du télétravail, une étude descriptive transversale a été réalisée.

L’objectif de celle-ci était de décrire l’état actuel du recours au télétravail au sein des départements de pharmacie en établissement de santé au Québec et d’en explorer les enjeux et avantages.

Une enquête en ligne a été réalisée auprès des chefs de départements de pharmacie québécois afin de dresser un portrait de l’utilisation du télétravail en pharmacie hospitalière au Québec. Des statistiques descriptives ont ensuite été réalisées à partir des données recueillies.

Il en résulte que le télétravail a été implanté rapidement dès le début de la pandémie. Cependant, plusieurs activités pharmaceutiques demeurent effectuées en présentiel. De plus, une minorité de départements de pharmacie possède des politiques et procédures encadrant le télétravail. Malgré les possibilités existantes, des améliorations doivent être apportées afin de déployer le télétravail de façon efficace. Il serait notamment intéressant que des politiques et procédures s’inspirent des réponses obtenues à cette étude.

Vous pouvez consulter notre article publié dans le journal Pharmactuel et notre affiche présentée le 3 décembre 2020 dans le cadre du Rendez-vous de la recherche à la Faculté de pharmacie de l’Université de Montréal, Province de Québec, Canada.

L’ assistant d’IA WordPress a été utilisé lors de la rédaction de cet article.

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