Archives de Catégorie: Législation pharmaceutique

Détection des effets indésirables graves des médicaments à l’aide des codes diagnostiques de la Classification Statistique Internationale des Maladies et des Problèmes de Santé connexes.

Depuis l’adoption de la Loi de Vanessa en 2019, les hôpitaux canadiens sont légalement tenus de signaler les effets indésirables graves des médicaments (EIM).

Une étude descriptive évalue la capacité des codes diagnostiques de la CIM-10-CA à détecter les effets indésirables graves des médicaments (EIM) dans un hôpital mère-enfant canadien en 2018-2019. Sur 69 codes identifiés, 38 ont été analysés, et 18 (apparaissant dans 130 admissions) ont été jugés indicatifs d’un EIM graves. Parmi les 130 admissions analysées, 70 EIM graves ont été identifiés, dont 52 avaient déjà été détectés par le processus habituel et 18 ne l’avaient pas été. L’ajout de 11 codes diagnostiques autonomes a permis d’identifier les 18 EIM graves non détectés auparavant, augmentant ainsi la capacité de détection des EIM graves de 34,6 % sur 12 mois.

Vous pouvez consulter notre article publié dans le journal of population therapeutics and clinical pharmacology.

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Évaluation de la conformité de Pharmactuel aux critères révisés de deux organismes experts en matière d’éthique de la publication

Deux organismes reconnus au plan international concernant l’éthique, le Committee on Publication Ethics (COPE) et l’International Committee of Medical Journal Editors (ICMJE) ont tous deux mis à jour leurs lignes
directrices en 2018. Afin d’assurer la qualité du contenu d’une revue, il est primordial de respecter les règles d’éthiques les plus récentes en matière de publication.

Une étude a été menée afin d’évaluer la conformité des lignes directrices du Pharmactuel en vigueur au 1er janvier 2020 concernant les critères révisés de l’ICMJE et de COPE en matière d’éthique de la publication.

Pour cela, les nouveaux critères en matière d’éthique de l’ICMJE (n = 56) et de COPE (n = 22) ont été répertoriés. La conformité (complète ou partielle) de Pharmactuel par rapport à ces critères a été évaluée.

Les résultats montrent qu’il y a un besoin de mettre à jour les politiques éditoriales, de créer un document de régie interne pour l’uniformisation des pratiques et de mettre en place plusieurs autres mesures. Finalement, des correctifs mineurs seront apportés et permettront à Pharmactuel d’atteindre un degré de conformité de 100 % par rapport aux critères de l’ICMJE et de COPE.

Vous pouvez consulter notre affiche présentée au Grand Forum 2020 de l’Association des pharmaciens des établissements de santé du Québec (A.P.E.S.) le 25 mai 2020.

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Informations requises pour le suivi de l’usage du Nusinersen en contexte de vie réelle : étude de faisabilité

Le Nusinersen (Spinraza®) est utilisé pour traiter l’amyotrophie spinale (maladie génétique rare affectant le développement neuromusculaire). Il est inscrit à la liste des médicaments-établissements du Québec depuis fin 2018.Le suivi de son usage est requis. Il est utilisé au CHU Sainte-Justine depuis février 2019. Il existe des recommandations de l’Institut d’excellence en santé et services sociaux (INESSS) sur les informations requises
pour le suivi de l’usage en contexte de vie réelle en 2020.

Une étude descriptive rétrospective a été menée afin de décrire la faisabilité d’obtention des informations
requises pour le suivi de l’usage du nusinersen en contexte de vie réelle.

Pour cela, les patients traités du 1er février 2019 au 31 décembre 2020 ont été inclus. Les données rapportées par l’équipe multidisciplinaire sur la fiche de recueil proposée par l’INESSS et recueillies au dossier médical informatisé ont été collectées. Les éléments de faisabilité suivants ont été mesurés : décalage au schéma posologique, nombre de patients évaluables pour la fonction motrice, respiratoire et la qualité de vie, calcul du nombre moyen de jours d’écart entre les dates prévues et réelles de chaque dose, calcul du nombre de patients évaluables selon les critères de l’INESSS (une mesure en prétraitement (Pré-Tx) et une mesure aux 12±2 mois) et sur la période totale (première mesure et dernière mesure (qu’elle soit aux 12 mois ou non)). Des statistiques descriptives ont ensuite été effectuées.

Les résultats ont montré que le décalage du schéma posologique était plus important aux doses d’entretien qu’aux doses de charge. Cela s’explique par des délais pour coordonner les ressources pour l’administration (neurologue, anesthésiste, radiologue, inhalothérapeute…) et un ralentissement des activités en raison de la pandémie à COVID-19. De plus, le nombre de patients évaluables était globalement faible et variait selon le test et selon le moment considéré pour la deuxième mesure. Il était limité car des tests moteurs autres que ceux recommandés par l’INESSS étaient utilisés si jugés plus adaptés au patient (certains ne sont pas officiellement validés). De plus, la sélection des tests pour un même patient évoluait. Les critères de l’INESSS étaient limitant (évaluation douze mois après le début du traitement). Cela est explicable par les éventuels décalages de rendez-vous. Enfin la publication tardive des recommandations de l’INESSS par rapport à l’inscription à la liste des médicaments et au début de l’utilisation a été gênante. Certains tests n’ont donc pas pu être faits en pré-Tx (c-à-d l’évaluation de la qualité de vie).

En conclusion, la surveillance et la documentation objective sont essentielles à l’évaluation du bon usage d’une thérapie coûteuse aux données probantes limitées. Il était faisable, mais difficile d’obtenir toutes les informations requises. La publication des exigences requises en même temps que l’inscription à la liste et une obligation de collecte de données pourraient optimiser la faisabilité.

Vous pouvez consulter notre affiche présentée au Colloque du Réseau Québécois de recherche sur les médicaments (RQRM), le 10 juin 2021.

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Exigences et recommandations de formation en recherche clinique

Plusieurs organisations encadrent la recherche clinique à l’échelle internationale, fédérale et provinciale. Leurs documents décrivent le cadre juridique, normatif et les exigences de mise en place et de conduite des essais cliniques. Les exigences de formation sont primordiales, mais peu détaillées. Par son implication dans plusieurs projets de recherche, le département de pharmacie a une importante charge de travail liée à la formation

Une étude descriptive exploratoire a été menée afin d’identifier les exigences relatives à la formation du personnel de recherche clinique et les catégoriser en cinq domaines.

Pour cela, les exigences et recommandations ont été identifiées : identification des organisations impliquées en recherche clinique, recherche sur Google, Google Scholar et sur les sites web des organisations pour recueillir les documents pertinents. La sélection a été effectuée par un assistant de recherche, puis validée par consensus des membres de l’équipe de recherche. Les documents ont été classés en deux catégories (exigence ou recommandation).

Pour identifier des extraits pertinents à la formation, des mots-clés ont été sélectionnés et recherchés dans les versions électroniques des documents. Des statistiques descriptives ont ensuite été effectuées pour décrire leur fréquence d’apparition. Les extraits de texte contenant ces mots-clés ont été identifiés puis catégorisé selon 5 domaines pour décrire la formation.

Les résultats montrent qu’il existe un nombre relativement limité de documents avec des exigences entourant la formation du personnel de recherche clinique. Les extraits contenant le plus de précisions (provenant des cinq domaines) étaient des recommandations et non des exigences. Les extraits mentionnent fréquemment que le personnel de recherche doit être qualifié par « formation et expérience », ce qui laisse largement place à l’interprétation. Cette interprétation ajoute une complexité à la formation puisque les exigences varient entre les centres et les promoteurs. Il est difficile de corréler les exigences avec les demandes de l’industrie. Cette complexité crée une pression, notamment dans les établissements de santé. Le respect de ces exigences a un impact financier. En pharmacie, les documents les plus utiles relevaient davantage de sociétés savantes (ASHP, CSHP). Considérant que les services de support à la recherche en pharmacie hospitalière sont responsables de nombreux protocoles, ils sont particulièrement confrontés à la variabilité dans l’interprétation des exigences. D’autres travaux sont nécessaires afin de baliser plus clairement les exigences de formation du personnel de recherche clinique au Canada

Vous pouvez consulter notre affiche présentée au 12ème Colloque du Réseau québécois de recherche sur les médicaments à Montréal, le 26 mai 2022.

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Programme d’accès aux médicaments émergents dans un centre hospitalier mère-enfant : profil des activités 2020-2022

Le centre hospitalier universitaire Sainte-Justine (CHUSJ) traite une patientèle mère-enfant parfois complexe et réfractaire aux thérapies conventionnelles. Le recours à des médicaments qui ne sont pas inscrits aux listes locales ou québécoises et pour lesquels les données disponibles en soins mère-enfant sont limitées est parfois nécessaire. Depuis 2014, le CHUSJ possède un programme de suivi de l’utilisation pour ce genre de médicaments, dits émergents. Un formulaire de justification d’utilisation doit être complété par l’équipe traitante et approuvé par le chef du département médical et le chef du département de pharmacie.

Une revue descriptive et rétrospective a été réalisée afin de décrire les activités du programme d’accès aux médicaments émergents au CHUSJ entre 2020 et 2022.

Pour cela, les demandes d’utilisation de médicament émergent reçues entre le 1er avril 2020 et le 31 mars 2022 étaient incluses si les médicaments rencontraient au moins un des trois critères : accessibles par le programme d’accès spécial (PAS) et peu utilisés au CHUSJ, utilisés pour des indications non approuvées et peu documentées, ou coûteux (≥ 300$/dose). Les variables étaient collectées à partir de la base de données provenant des formulaires de demande d’utilisation. Des statistiques descriptives ont ensuite été effectuées.

Les résultats ont montré que la majorité des médicaments émergents ont été destinés à des patients d’hémato-oncologie, utilisés hors-indication et coûteux. Ce profil est attendu vue l’émergence des thérapies innovantes et coûteuses dans ce domaine. Le sotrovimab est un nouveau médicament commercialisé pendant la pandémie du COVID-19 et utilisé dans cette indication, expliquant le nombre de demandes élevé. Une augmentation importante du nombre de demandes comptabilisées a été notée en 2020-2022, soit 133 contre 72 pour les années 2018-2020, possiblement expliqué par le fait qu’une ressource stable est dédiée à la gestion de l’accès à ces médicaments. Cette ressource assure un suivi rigoureux et centralisé entourant la gestion et l’utilisation de ces médicaments au CHUSJ. Finalement, ce programme permet entre autre de contribuer au bon usage de ces médicaments en faisant des suivis périodiques au chef du département de pharmacie et au comité de pharmacologie.

Vous pouvez consulter notre affiche présentée au 12ème Colloque annuel du Réseau Québécois de recherche sur les médicaments (RQRM), le 26 mai 2022.

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Félicitations à Elsa Bonnabry

Nous sommes fiers de souligner la défense de de ses travaux de recherche dans le cadre de son Master en pharmacie à la Faculté des sciences, section des sciences pharmaceutiques, à l’Université de Genève.

Son projet portait sur : « Encadrement normatif entourant la pharmacie hospitalière au Québec : évaluation d’un référentiel de l’ASHP et audit sur le stockage du médicament dans les unités de soins et cliniques externes ».

Jury : Jean-François Bussières, directeur de projet, Farshid Sadeghipour et Nicolas Widmer, co-évaluateurs.

Ce projet fera l’objet de deux affiches qui seront présentées au congrès Hopipharm en mai 2024. Restez à l’affût pour le partage!

L’équipe de l’URPP et sa famille était présents pour souligner l’événement. Félicitations pour le travail accompli avec attention!

Défense d’Elsa Bonnabry le 19 avril 2024

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Substances, produits et médicaments utilisés en pharmacie : de quoi parle-t-on ?

En pharmacie, différents produits sont utilisés pour soutenir le circuit du médicament et soigner les patients. Cependant, ils peuvent comporter des risques pour le personnel exposé lors des manipulations. Il existe une confusion entourant tous les termes utilisés pour désigner ces produits.

Une revue documentaire a été réalisée afin d’identifier les différents types de produits utilisés en pharmacie, les termes et les risques associés.

Pour cela, une recherche des termes applicables aux produits a été réalisée dans les lois et règlements canadiens, québécois et les sites gouvernementaux applicables. À partir de ces termes, une estimation du nombre de produits applicables à chaque terme sur le marché canadien et des principaux risques a été réalisée. Enfin, une cartographie a été produite pour limiter la confusion.

Il a notamment été retrouvé que Santé Canada envisage la création de la catégorie « Produits d’autosoins » qui devrait inclure les produits de santé naturels, les cosmétiques et les médicaments sans ordonnance ; ce nouveau cadre juridique n’est toutefois pas en vigueur. Finalement, de nombreux termes sont utilisés pour définir l’ensemble des produits en pharmacie. Une clarification des termes, de leurs définitions et de leur hiérarchie peut faciliter leur identification et la réduction des risques d’exposition professionnelle pour les travailleurs de la santé.

Vous pouvez consulter notre article publié dans la revue Pharmactuel et notre affiche présentée au Colloque de l’Association étudiante de l’École de santé publique de l’Université de Montréal 2019, le 2 mai 2019, à Montréal, Québec, Canada.

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Amélioration à la gestion des demandes d’utilisation de médicaments de nécessité médicale particulière

Au Québec, la Régie de l’Assurance-maladie du Québec (RAMQ) définit une liste des médicaments fournis aux usagers en établissements. Chaque établissement doit dresser une liste locale qui respecte cette liste. Lorsqu’un médicament n’est pas inscrit à cette liste («hors liste » ou HL), le chef du département de pharmacie doit encadrer l’utilisation de ces produits dits de « nécessité médicale particulière » (NMP). Au CHU Sainte-Justine, les médicaments dits « émergents » font l’objet d’un encadrement plus complet. Un médicament est dit « émergent » si il est :

  • disponible uniquement par le Programme d’accès spécial de Santé Canada (PAS)
  • coûteux (c.-à-d. > 300$/dose)
  • utilisé dans une indication non reconnue et avec peu de données probantes

Une étude descriptive a été réalisée afin de revoir le processus de gestion des NMP dans un centre mère-enfant et proposer des amélioration au processus actuel.

L’étude se constitue de 3 volets. Le premier consiste en une cartographie simplifiée et en la quantification du processus actuel de 1er janvier 2020 au 23 mars 2021. Le deuxième est une mise à jour des bases de données et une révision des définitions et des statuts des médicaments. Enfin, le troisième est l’identification des problèmes liés au processus actuel et la proposition d’un processus de gestion amélioré avec la mise en place d’un système de suivi et d’encadrement.

Au terme de ces travaux, le circuit proposé comporte 27 étapes, un formulaire amélioré et le soutien administratif d’une personne ciblée. Le processus de gestion des médicaments de NMP a été révisé. Un support administratif a été mis en place afin de gérer les demandes, en utilisant les ressources du service pharmaceutique de support à la recherche. De plus, l’ajout de sept étapes permet de clarifier le processus pour les intervenants et d’assurer une gestion documentaire complète. Ces travaux faciliteront notamment la reddition de compte requise au MSSS pour les demandes de médicaments de nécessité médicale particulière. Néanmoins, d’autres travaux sont nécessaires afin d’évaluer l’impact de cette réorganisation après 12 mois.

Vous pouvez consulter notre affiche présentée au Colloque du Réseau québécois de recherche sur les médicaments, le 11 juin 2021.

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Profil des décisions du Conseil de discipline de l’Ordre des pharmaciens du Québec de 1970 à 2021 : une étude exploratoire

En vertu du Code des professions, le conseil de discipline d’un ordre professionnel saisit et juge toute plainte formulée contre un pharmacien pour une infraction aux lois et règlements encadrant l’exercice de la pharmacie.
Au 31 mars 2021, l’Ordre des pharmaciens du Québec (OPQ) comptait 9859 membres.

Une étude descriptive rétrospective a été réalisée afin de décrire le profil des décisions rendues par le Conseil de discipline de l’OPQ (CDOPQ).

Les décisions analysées sont celles été rendues entre janvier 1970 et juin 2021 et plusieurs données ont été collectées : année, numéro de permis, sexe de l’intimé, nombre de chefs d’infraction, infractions, nombre de radiation, valeur totale des amendes.

Cette étude a mis en évidence un nombre limité de pharmaciens ayant été reconnus coupables d’une infraction aux lois et règlements encadrant l’exercice de la pharmacie. Les pharmaciens étaient reconnus coupables d’une diversité d’infractions au fil du temps.

En conclusion, en consultant périodiquement les décisions du CDOPQ, les pharmaciens peuvent identifier les risques et les éléments de leur pratique à améliorer.

Vous pouvez consulter notre article publié dans la revue Pharmactuel et notre affiche présentée au Congrès Together 2022 de la Canadian Society of Hospital Pharmacists à Toronto, ON, Canada le 29 janvier 2022.

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Le financement à l’épisode de soins : un modèle efficient pour renforcer le lien ville-hôpital en France et au Québec?

Après avoir été expérimenté aux États-Unis et en Europe, le financement à l’épisode de soins s’impose aujourd’hui en France et au Québec comme un modèle économique alternatif à la tarification à l’activité dans les établissements de santé et au paiement à l’acte pour les professionnels de santé libéraux.

Il s’agit de proposer un paiement forfaitaire global pour l’ensemble des prestations pluriprofessionnelles engagées en ville et à l’hôpital afin de résoudre un problème de santé sur une période délimitée. Ce concept nécessite de standardiser la prise en charge thérapeutique selon des recommandations de bonnes pratiques, en utilisant des indicateurs de performance.

Ce mode de financement pourrait renforcer la coordination intra- et extrahospitalière et consolider l’efficience des soins en évitant la multiplication des actes inutiles au profit d’une plus grande qualité et sécurité des soins, et en s’appuyant sur des forfaits ajustés sur le risque.

Vous pouvez consulter notre article publié dans la revue Panorama de droit pharmaceutique.

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