Archives de Catégorie: Santé et sécurité au travail

Programme de surveillance de la contamination de surface par 11 antinéoplasiques dans 122 hôpitaux Canadiens

L’exposition professionnelle aux antinéoplasiques peut mener à long terme à des effets indésirables sur la santé des travailleurs. Annuellement, un programme de surveillance environnementale de la contamination de surface est mené.

L’objectif était de décrire la contamination de 11 antinéoplasiques mesurés sur les surfaces.

Les prélèvements ont été effectués sur 12 sites identifiés et standardisés en pharmacie d’oncologie et en clinique externe. Ceux-ci ont été analysés par chromatographie liquide à haute performance couplée à la spectrométrie de masse.

Au total, 122 participants ont inclus. La majorité était situé au Québec. Les médicaments les plus fréquemment mesurés sur les surfaces étaient le cyclophosphamide et la gemcitabine. La grille devant la hotte, le bras de fauteuil du patient et le sol devant la hotte étaient les zones les plus souvent contaminées.

Des traces d’antinéoplsiques persistent sur les surfaces des hôpitaux canadiens. Les zones problématiques nécessitent des mesures correctives, comme la décontamination. Le programme contribue à sensibiliser les travailleurs et a mené à la création d’une communauté de pratique au Québec.

Vous pouvez consulter notre affiche présentée au Canadian Society of Hospial Pharmacists, le 29 janvier – 3 févirer 2022.Canada.

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Conception d’un questionnaire d’auto-évaluation des pratiques de manipulation sécuritaire des médicaments dangereux au Québec

En 2004, le National Institute for Occupational Safety and Health a publié une alerte mettant en évidence les risques liés à l’exposition des travailleurs aux médicaments dangereux. A la suite de cela, en 2006, 2011 et 2017 des enquêtes ont été réalisées pour évaluer les pratiques québecoises concernant la manipulation des médicaments dangereux. En 2021, le Guide de manipulation sécuritaire des médicaments dangereux par l’Association paritaire pour la santé et sécurité du travail du secteur affaires sociales (ASSTSAS) a été mis à jour.

L’objectif de cette étude était de décrire la démarche de conceptoin d’une grille d’auto-évaluation des pratiques de manipulation sécuritaire des médicaments.

Il s’agit d’une étude descriptive. Le guide de l’ASSTSAS comporte plusieurs centaines de critères répartis en neuf thématiques. Cinq conditions de succès ont été identifiées :  sélection réaliste de critères (une sélection de critères par thématique a été proposée et validée par sept membres du comité d’experts de l’ASSTSAS), outil en ligne facile à utiliser, échelle de réponse permettant de décrire l’état de situation, capacité de se comparer au groupe de participants, démarche reproductible dans le temps. Un critère a été jugé pertinent s’il était circonscrit à un élément précis et facilement évaluable par les participants. Une échelle de réponse a été établie.

Une centaine d’heures de travail a été requise pour la sélection des critères. La sélection finale comporte 440 critères, dans six thématiques, soit les mesures générales (n=50), la pharmacie (n=118), les unités de soins/cliniques (n=180), l’hygiène et la salubrité (n=64), la buanderie (n=10) et le déversement et l’exposition accidentelle (n=18). Une cinquantaine d’heures a été requis pour la conception et le codage du questionnaire sur REDCap. Les critères sont codés selon une échelle dichotomique. Un critère devait être coté non conforme si l’établissement jugeait qu’il y avait place à amélioration ; le questionnaire dynamique affiche une boîte invitant à décrire les actions correctrices à prévoir pour tout critère non conforme.

En date du 17 juin 2021, 48 installations québécoises participent à l’auto-évaluation. Les centres sont invités à répondre en collaboration avec toutes les parties prenantes impliquées, notamment la pharmacie, les soins infirmiers, l’hygiène et la salubrité, le service de santé et de sécurité au travail et la buanderie. Les centres auront l’opportunité de comparer leur conformité à celle de l’ensemble des établissements participants lorsque 30 réponses auront été obtenues.

L’outil développé sera utilisé en 2021-2022 par les membres de la communauté de pratique sur les médicaments dangereux du Québec. Les établissements participants auront l’opportunité de répéter l’exercice d’auto-évaluation et de mettre à jour leur conformité en temps réel. Les résultats permettront aux centres de documenter leurs pratiques, de dresser une liste d’amélioration à apporter et de se comparer aux autres centres.  

Vous pouvez consulter notre affiche présentée lors des 24 èmes journées scientifiques européennes du GERPAC, le 6-7-8 octobre 2021, Hyères, France.

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Étude exploratoire pour évaluer l’efficacité d’un protocole de nettoyage en 4 étapes et son effet durable après 30 jours

Les directives canadiennes recommandent de nettoyer les surfaces exposées aux médicaments antinéoplasiques. Selon les établissements, les procédures varient et certaines surfaces et des départements de pharmacie restent contaminées au fil du temps. L’objectif de cette étude était d’explorer l’efficacité d’un protocole de nettoyage et son effet durable sur la contamination des surfaces par la cyclophosphamide après 30 jours, dans les pharmacies hospitalières canadiennes.

En 2020, neuf hôpitaux ont été recrutés et 17 sites d’échantillonnage identifiés. La contamination des surfaces par la cyclophosphamide a été mesurée à trois moments : à la fin de la journée de travail (T0), après un nettoyage en 4 étapes (T1), et 30 jours plus tard (T2). La cyclophosphamide a été quantifiée par chromatographie liquide à haute performance couplée à la spectrométrie de masse en tandem. Sur 16 échantillons à T0, 88 % étaient contaminés. Après le nettoyage, 44 % des échantillons à T1 n’étaient plus contaminés, et 94 % des concentrations étaient plus faibles qu’à T0. À T2, 75 % des échantillons étaient à nouveau contaminés, mais toutes les concentrations étaient plus faibles qu’à T0. Le nettoyage a eu un effet durable sur les zones de stockage, restées sans contamination à T1 et T2. Quelques échantillons ont montré une concentration accrue à T2, mais la majorité était similaire ou inférieure.

Le protocole de nettoyage en 4 étapes s’est avéré insuffisant pour éliminer toutes les traces de cyclophosphamide, mais il a réduit la contamination. Une étude future permettrait d’explorer l’effet d’un protocole de nettoyage amélioré (par exemple, l’utilisation d’un chiffon en microfibre et moins de liquide).

Vous pouvez consulter notre affiche présentée lors de la conférence The Canadian Society of Hospital Pharmacists – Professional Pratice Conference (PPC) , du 25 au 28 mars 2021.

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Étude exploratoire visant à évaluer l’efficacité d’un protocole de nettoyage en 4 étapes et son effet durable après 30 jours

Un programme annuel de surveillance de la contamination des surfaces par les médicaments antinéoplasiques est proposé aux centres canadiens depuis 2010. Certains sites échantillonnés restent contaminés au fil des
années. L’hypothèse qu’un protocole de nettoyage en quatre étapes réduirait cette contamination et que l’effet
peut persister 30 jours plus tard a été émise. Les lignes directrices recommandent de désactiver, décontaminer, nettoyer et désinfecter les surfaces, mais les produits utilisés et les fréquences de nettoyage varient d’un centre à l’autre.

Une étude a été réalisée afin d’explorer l’efficacité d’un protocole de nettoyage en 4 étapes et son effet durable après 30 jours.

Pour cela, 9 directeurs de départements de pharmacie ont été contactés en octobre 2020. Les sites qui étaient systématiquement positifs au cyclophosphamide en 2017-2020 ont été identifiés. La contamination superficielle au cyclophosphamide a été quantifiée à T0, T1, T2 par chromatographie liquide ultra-performante – spectrométrie de masse en tandem par l’INSPQ. La limite de détection du produit est de 0,001 ng/cm². Ensuite, le taux de réduction a été calculé : (T2-T1)/T0 *100.

Les résultats ont montré que certains sites sont restés systématiquement contaminés au fil des ans, notamment la grille avant des hottes et le sol devant les hottes. Le protocole de nettoyage en 4 étapes s’est avéré insuffisant pour éliminer toutes les traces de cyclophosphamide. Il a permis de réduire la proportion d’échantillons positifs et la concentration mesurée à T1. L’effet s’est prolongé après 30 jours, puisque les concentrations mesurées à T2 étaient toujours inférieures à T0. L’effet semble plus important sur les étagères de stockage qui étaient entièrement exemptes de contamination à la fois à T1 et à T2. Une étude future explorera l’effet d’un protocole de nettoyage amélioré (i.e. utilisation d’une lingette microfibre et moins de liquide).

Vous pouvez consulter notre affiche présentée à la Canadian Society of Hospital Pharmacists lors de la Professional Pratice Conference (PPC 2021) , le 25 mars 2021.

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L’URPP aux Journées annuelles de santé publique

Cynthia Tanguay aux JASP le 2 décembre 2024, à Montréal

Le 2 décembre 2024, Cynthia Tanguay a présenté le programme EXPOPROF aux 27e Journées annuelles de santé publique, à Montréal. L’édition 2024 du programme était une collaboration de Célia Morel, Cynthia Tanguay et Jean-François Bussières de l’URPP, et de Ciprian Mihai Cirtiu et Nicolas Caron du Centre de toxicologie du Québec.

Contexte
Près de 36 000 travailleurs sont exposés chaque année aux antinéoplasiques dans les hôpitaux canadiens1. Cette exposition présente des risques pour la santé des travailleurs, notamment au niveau de la génotoxicité ou d’effets néfastes pour la reproduction et le développement2-3.
Il n’existe pas de seuil d’exposition sécuritaire aux antinéoplasiques. Des lignes directrices encadrent leur manipulation sécuritaire4. Depuis 2010, un programme de surveillance environnementale est offert aux hôpitaux canadiens et permet non seulement de respecter les lignes directrices, mais également d’informer les parties prenantes et de proposer des cibles de contamination pragmatiques.
L’objectif est de présenter les résultats de contamination des surfaces des hôpitaux canadiens aux antinéoplasiques dans le cadre de l’édition 2024 du programme de surveillance.
Méthode/Démarche
Les chefs de département de pharmacie des hôpitaux canadiens ont été contactés à l’automne 2023. Les données démographiques, les pratiques de manipulation sécuritaires et la description des prélèvements ont été collectées dans un questionnaire. Chaque hôpital a échantillonné 12 surfaces standardisées de 600 cm² : six dans les pharmacies d’oncologie (comptoir de réception, tablette d’entreposage, grille d’une hotte, plancher devant une hotte, passe-plat, bac de transport) et six dans les cliniques externes d’oncologie (tablette d’entreposage, comptoir d’amorçage, comptoir près des patients, bras d’un fauteuil d’administration, pompe d’infusion, extérieur d’un contenant d’antinéoplasique). Les prélèvements ont été dosés par le Centre de toxicologie du Québec (CTQ). Dix antinéoplasiques ont été dosés par chromatographie liquide – spectrométrie de masse en tandem (cyclophosphamide, méthotrexate, gemcitabine, 5-fluorouracile, irinotécan, docétaxel, paclitaxel, vinorelbine, étoposide, doxorubicine), et les platines par spectrométrie de masse à plasma à couplage inductif. 
Des statistiques descriptives ont été réalisées (proportion de prélèvements positifs, percentiles des concentrations). La contamination, selon certaines pratiques, a été comparée à l’aide d’un test Kolmogorov-Smirnov. Des seuils de contamination correspondant aux 75e et au 90e percentiles de tous les hôpitaux canadiens ont été proposées aux participants. Ceux-ci peuvent accéder à leurs résultats historiques et aux comparaisons avec tous les centres par un site sécurisé. Les résultats sont également partagés lors d’un webinaire et par l’entremise d’une communauté de pratique réunissant pharmaciens, professionnels en soins infirmiers et représentants de santé et sécurité au travail.
Résultats
Un total de 131 hôpitaux a participé en 2024 (70/131, 53% du Québec). Les antinéoplasiques les plus fréquemment retrouvés sur les surfaces étaient le cyclophosphamide (396/1524, 26% échantillons positifs, 75e percentile 0,00077 ng/cm²) et la gemcitabine (291/1524, 19%, 75e percentile 0,00020 ng/cm²). Dans les pharmacies, les surfaces les plus contaminées par le cyclophosphamide étaient les grilles frontales des hottes (67/129, 52%, 75e percentile 0,014 ng/cm²) et les planchers devant les hottes (56/129, 43%, 75e percentile 0,0053 ng/cm²). Dans les cliniques externes, les surfaces les plus contaminées au cyclophosphamide étaient les bras de fauteuils d’administration de chimiothérapie (82/124, 66%, 75e percentile 0,010 ng/cm²). Les établissements qui préparaient plus de 5000 antinéoplasiques par année (55/131, 42% hôpitaux) avaient des surfaces plus contaminées au cyclophosphamide (p<0.001). La moitié des participants avait un comité sur les médicaments dangereux (63/129, 49%), mais leurs surfaces n’étaient pas moins contaminées (p=0,048).
Conclusion/Recommandations
Certaines surfaces des hôpitaux canadiens étaient fréquemment contaminées par des antinéoplasiques, comme le cyclophosphamide. Les travailleurs doivent être informés des risques afin de se protéger, d’utiliser des pratiques de manipulation sécuritaires et de limiter la contamination. Malgré tout, le programme a démontré une réduction dans la concentration des antinéoplasiques mesurée sur les surfaces des hôpitaux canadiens.
Les participants ont profité de l’expertise de l’équipe et de la diffusion de cibles de contamination pour interpréter leurs résultats. La participation au webinaire et à la communauté de pratique ont facilité l’engagement et le partage des meilleures pratiques, ce qui a contribué à l’amélioration continue.

Pour en apprendre davantage consulter expoprof.wordpress.com. Vous pouvez consulter notre affiche présentée aux JASP les 2-4 décembre 2024 à Montréal.

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Aménagement d’un nouveau département de pharmacie au CHU Sainte-Justine

Le département de pharmacie du CHU Sainte-Justine (CHUSJ) occupait les mêmes espaces depuis l’ouverture du bâtiment inauguré en 1957. Bien que des améliorations aient été apportées au fil du temps, les installations étaient vétustes. Il n’existe pas de cadre normatif pour l’aménagement de pharmacie au Québec hormis une norme d’aménagement du MSSS pour les aires réservées aux préparations stériles.

Une étude descriptive a été menée afin de décrire le projet du nouveau département de pharmacie du
CHUSJ.

Le projet, mené sans partenariat public/privé, a été effectué dans le cadre de la modernisation du bâtiment existant situé au 3175 chemin Côte Sainte-Catherine, Montréal, Qc, Canada. Il reposait sur la contribution d’un groupe de plusieurs professionnels à l’interne et à l’externe. Il comportait les grandes étapes suivantes : un avis de pertinence avec autorisation du MSSS, un programme fonctionnel et technique (PFT), les plans et devis, la construction, les acquisitions et installations, des simulations, déménagements et une inauguration. Une équipe de gestion du département de pharmacie (i.e. chef, chef adjoint services et chef adjoint soins, enseignement et recherche) ont coordonné le projet. L’ensemble des membres du département ont été consultés

En conclusion, un nouveau département d’une superficie de 1540m2 a été aménagé au 3ème étage, blocs 1, 2 et 9 (51 locaux distincts) et 290m2 (5 locaux) de l’ancienne pharmacie ont été préservés afin d’accueillir les activités de stockage complémentaire (30-60-90 jours), de pharmacovigilance, d’enseignement et de recherche évaluative (initialement prévues au 3ème étage bloc 6). L’autorisation du MSSS a été donnée le 13 avril 2017. Le déménagement a été effectué le 1er février 2022. Les coûts de construction sont estimés à 13,1M CAD avant taxes. Le nouveau département favorise un parcours sécuritaire des produits, une utilisation de
nouvelles technologies et un environnement adéquat et ergonomique pour les tâches cognitives. Ces aménagements constituent un bon exemple d’une infrastructure pharmaceutique requise en milieu universitaire. Un partage d’expérience comme celui-ci peut inspirer d’autres établissements.

Vous pouvez consulter notre affiche présentée au Grand Forum 2022 de l’Association des pharmaciens des établissements de santé du Québec (A.P.E.S.) le 25 mars 2022.

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Contamination microbiologique des surfaces de préparation des médicaments sur les unités de soins

À la suite d’un audit d’évaluation des pratiques de préparation et d’administration des médicaments dans les unités de soins, des lacunes ont été observées au niveau de la désinfection des surfaces de préparation des médicaments.

Une étude descriptive transversale a été menée au CHU Sainte-Justine de Montréal afin de décrire la contamination microbiologique des surfaces de préparation des médicaments dans les unités de soins.

Pour cela, une assistante de recherche a prélevé 2 types de surface de travail (comptoirs de pharmacies d’unités de soins et chariots de médicaments dans les unités de soins) lors d’une journée de septembre 2021. Deux prélèvements de contrôle ont été effectués sur deux surfaces préalablement décontaminées avec une lingette composée d’ammonium quaternaire. Des géloses au sang ont ensuite été ensemencées puis incubées au laboratoire de microbiologie. Les prélèvements étaient considérés positifs lorsqu’il y avait au moins une colonie après sept jours d’incubation. Les espèces n’étaient pas identifiées d’emblée à l’exception des suspicions de Staphylococcus aureus.

En résultat, 94% des prélèvements étaient positifs. Un Staphylococcus aureus a été retrouvé dans un prélèvement sur la surface d’un chariot et des levures et champignons filamenteux ont également été retrouvés sur deux prélèvements. Étant donné que la majorité des surfaces prélevées présente une contamination microbiologique, ces résultats serviront à sensibiliser les équipes aux bonnes pratiques de l’entretien des surfaces avant et après chaque préparation de médicaments sur les unités de soins.

Vous pouvez consulter notre affiche présentée au Grand Forum 2022 de l’Association des pharmaciens des établissements de santé du Québec (A.P.E.S.) le 24 mars 2022.

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Liste de médicaments dangereux – mise à jour mars 2024 / Hazardous drug list – March 2024

La liste de médicaments dangereux développée par le comité de la Communauté de pratique pour la manipulation sécuritaire des médicaments dangereux a été mise à jour. La version Mars 2024 est hébergée par l’ASSTSAS. Cette initiative multidisciplinaire permet d’assister les établissements de santé dans l’élaboration de leurs procédures locales.

La version initiale avait été publiée en décembre 2023. Des mises à jours régulières sont prévues par le comité.

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The hazardous drug list developped by the Community of practice for the safe handling of hazardous drugs was updated. The March 2024 version is available on the ASSTSAS website. This multidisciplinary initiative assists healthcare centers in elaborating their local procedures.

The original list was published in December 2023. Periodic updates are planned by the committee.

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Profil des décisions du Conseil de discipline de l’Ordre des pharmaciens du Québec de 1970 à 2021 : une étude exploratoire

En vertu du Code des professions, le conseil de discipline d’un ordre professionnel saisit et juge toute plainte formulée contre un pharmacien pour une infraction aux lois et règlements encadrant l’exercice de la pharmacie.
Au 31 mars 2021, l’Ordre des pharmaciens du Québec (OPQ) comptait 9859 membres.

Une étude descriptive rétrospective a été réalisée afin de décrire le profil des décisions rendues par le Conseil de discipline de l’OPQ (CDOPQ).

Les décisions analysées sont celles été rendues entre janvier 1970 et juin 2021 et plusieurs données ont été collectées : année, numéro de permis, sexe de l’intimé, nombre de chefs d’infraction, infractions, nombre de radiation, valeur totale des amendes.

Cette étude a mis en évidence un nombre limité de pharmaciens ayant été reconnus coupables d’une infraction aux lois et règlements encadrant l’exercice de la pharmacie. Les pharmaciens étaient reconnus coupables d’une diversité d’infractions au fil du temps.

En conclusion, en consultant périodiquement les décisions du CDOPQ, les pharmaciens peuvent identifier les risques et les éléments de leur pratique à améliorer.

Vous pouvez consulter notre article publié dans la revue Pharmactuel et notre affiche présentée au Congrès Together 2022 de la Canadian Society of Hospital Pharmacists à Toronto, ON, Canada le 29 janvier 2022.

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Étude de l’efficacité d’un protocole de décontamination en huit étapes et ses effets après 30 jours sur la contamination environnementale par le cyclophosphamide

Des difficultés à décontaminer complètement les surfaces exposées aux antinéoplasiques existent. Il est nécessaire d’effectuer plusieurs nettoyages successifs. Malgré cela, le cyclophosphamide, très utilisé, est persistant sur les surfaces. C’est pourquoi le protocole de décontamination a été amélioré entre 2020 et 2021.

Une étude a été réalisée afin d’évaluer l’efficacité d’un protocole de décontamination en huit étapes et ses effets après 30 jours sur la contamination environnementale par le cyclophosphamide. Il était également question de comparer deux protocoles de décontamination (2020 en quatre étapes vs 2021 en huit étapes)

La contamination par le cyclophosphamide a été quantifié à T0, T1 et T2. La mesure s’est faite par chromatographie liquide haute performance couplée à la spectrométrie de masse. L’étude a été réalisée dans 9 pharmacies hospitalières au Québec. 17 sites on été sélectionnés dont les grilles frontales et planchers de hottes et les tablettes d’entreposage du cyclophosphamide.

Il a été retrouvé que le nettoyage intensif n’a pas permis d’enlever toutes les traces de cyclophosphamide même s’il y avait une diminution de la contamination juste après le nettoyage. De plus, une ré-augmentation de la contamination après 30 jours de travail avait lieu. Au sujet de la comparaison des protocoles, il y avait une diminution du nombre de sites contaminés entre 2020 et 2021 pour T0 et T1. Toutefois, une même proportion des sites était contaminée après 30 jours de travail.

Vous pouvez consulter notre article publié dans la revue Objectif Prévention et notre affiche présentée au Réseau québécois de recherche sur les médicaments (RQRM) le 10 juin 2021.

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