Archives de Catégorie: Effets indésirables

Perspective d’un programme national de surveillance des antimicrobiens

Dans le cadre du plan d’action ministériel 2010-2015 sur la prévention et le contrôle des infections nosocomiales, un programme national de surveillance des antimicrobiens a été implanté au Québec au 1er avril 2012. Ce programme est encadré par la publication d’une circulaire ministérielle.

Notre objectif était de décrire la perspective d’un centre mère-enfant sur ce programme national de surveillance des antimicrobiens. Au CHU Sainte-Justine, un comité de surveillance des antimicrobiens (CRUAM) est en place depuis trois décennies et il se rapporte au Comité de pharmacologie et collabore avec le Comité de prévention des infections. Suivant la publication de la circulaire ministérielle, le CRUAM est composé 4 pharmaciens membres provenant des équipes de pédiatrie, d’hémato-oncologie, d’obstétrique-gynécologie et de néonatologie, et de deux médecins membres, un infectiologue et un microbiologiste.

Les priorités 2012-2013 du CRUAM sont de réaliser un rapport périodique des doses définies journalières par jours-patients, des jours de traitement par jours-patients et des doses en mg/kg moyennes mensuelles par antibiotique. Ce rapport est développé à partir des systèmes d’information en place, incluant des données depuis 2000-2001. En outre, au moins trois revues d’utilisation par année ont été identifiées comme cible d’analyse et le feuillet des anti-infectieux à usage restreint est mis à jour.

Vous pouvez consulter notre affiche présentée au congrès de l’European society of clinical pharmacy, les 30 mai-1 juin 2012, à Leuven.

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Exposition professionnelle aux gaz anesthésiques pour inhalation

Les gaz anesthésiques pour inhalation tels que l’isoflurane, le sévoflurane et le desflurane sont utilisés pour anesthésier les patients dans de nombreux secteurs et principalement dans celui des blocs opératoires. Ils ne sont pas reconnus comme des médicaments dangereux, mais l’exposition professionnelle aux gaz anesthésiques pour inhalation se produit néanmoins à différentes étapes du circuit du médicament.

Une revue de littérature a été effectuée sur l’exposition professionnelle aux gaz anesthésiques pour inhalation, au niveau du risque d’avortement spontané, risque d’anomalie congénitale, risque d’accouchement prématuré, risque de génotoxicité, et autres effets. En présence de nombreux facteurs confondants tels le manque d’information sur le niveau d’exposition réel des travailleurs, l’administration concomitante de plusieurs agents, la présence d’autres facteurs de risques liés au travail et l’absence d’études de meilleure qualité avec un suivi à long terme, établir hors de tout doute un niveau d’exposition sécuritaire aux gaz anesthésiques pour inhalation est difficile.

Il n’existe aucune limite d’exposition canadienne ou américaine pour les gaz anesthésiques pour inhalation plus récemment commercialisés tels l’isoflurane, le sévoflurane et le desflurane. De plus, les valeurs limites d’exposition varient beaucoup selon les pays.

Vous pouvez consulter notre article paru dans le Bulletin d’information toxicologique de l’INSPQ. Vous pouvez également consulter notre affiche présentée au Colloque annuel du Réseau québécois de recherche sur l’usage des médicaments, les 29 et 30 mai 2012 à Québec.

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