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Le Grand Dictionnaire Canadien de l’Histoire de la Pharmacie

Le Grand Dictionnaire Canadien de l’Histoire de la Pharmacie (GDCHP) a été conçu pour combler un vide dans la documentation historique de la pharmacie au Canada. Il vise à mettre en valeur l’évolution de la pratique pharmaceutique et les contributions des professionnels du domaine à travers le temps.

Le projet, mené par l’équipe de l’Unité de recherche en pratique pharmaceutique du CHU Sainte-Justine et la Faculté de pharmacie de l’Université de Montréal, repose sur une revue documentaire approfondie et des entrevues avec des experts. Une procédure normalisée a été élaborée pour guider la sélection des termes, la recherche, la rédaction et la publication, favorisant une collaboration structurée et efficace entre les contributeurs.

À ce jour, 15 participants ont contribué au développement du dictionnaire, avec plus de 200 termes étudiés. L’intelligence artificielle (ChatGPT) a été utilisée pour accélérer et uniformiser la rédaction des fiches. Le dictionnaire a été officiellement lancé le 25 novembre 2024 et compte déjà 50 entrées historiques, chacune comprenant une définition, un contexte historique, des références et le nom des auteurs.

Ce projet s’inscrit dans une démarche d’amélioration continue, avec pour objectif d’enrichir régulièrement le contenu et d’ajouter une interface bilingue. Le GDCHP représente une initiative unique au Canada, contribuant à préserver la mémoire de la pharmacie tout en favorisant la recherche, la collaboration et la diffusion du savoir.

Vous pouvez consulter notre affiche présentée au congres PPC le 6 juin 2025

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Classé dans Descriptive, Devis, Histoire de la pharmacie, Revue de littérature, URPP

Utilisation d’un anti-infectieux au CHU Sainte Justine

L’utilisation des anti-infectieux est un enjeu majeur dans les centres hospitaliers mère-enfant. Cette étude décrit la consommation au CHU Sainte-Justine pour les exercices 2022-2023 et 2023-2024, ainsi que l’évolution des six anti-infectieux les plus utilisés depuis 2005-2006.

Les données du dossier clinique informatisé ont permis de calculer le nombre de jours de thérapie (JT) et le score d’intensité de service (ASI) par 1000 jours-présence (JP) pour chaque unité de soins. Entre 2022-2023 et 2023-2024, le nombre de JT/1000JP a augmenté de 6,6 %, surtout en réadaptation, obstétrique-gynécologie et pouponnière, tandis qu’une légère baisse a été observée en chirurgie. L’ASI/1000JP a progressé de 5,6 % dans les mêmes unités.

Les anti-infectieux les plus prescrits étaient la pipéracilline-tazobactam, le triméthoprime-sulfaméthoxazole, le céfotaxime, la céfazoline, l’amoxicilline et l’amoxicilline-acide clavulanique, deux d’entre eux montrant une augmentation marquée depuis 2005-2006.

Ces résultats soulignent l’efficacité des stratégies d’antibiogouvernance du CHU Sainte-Justine, incluant la collaboration médecin-pharmacien et les comités spécialisés, permettant un usage approprié et maîtrisé des anti-infectieux auprès de la clientèle mère-enfant.

Vous pouvez consulter notre affiche présentée au congres Hopipharm, à Nantes, France le 20-23 mai 2025.

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Classé dans Bon usage des médicaments, Descriptive, Soins pharmaceutiques, URPP

Réinventer la rédaction scientifique à l’ère de l’intelligence artificielle générative

Depuis l’arrivée de ChatGPT en 2022, l’intelligence artificielle générative (IAG) s’est imposée comme un outil aux applications multiples dans le domaine de la santé, notamment dans l’aide au diagnostic, la découverte de médicaments et la rédaction de documents scientifiques. Cependant, son intégration soulève encore plusieurs enjeux d’ordre éthique, juridique et technologique.

Un sondage a été réalisé auprès de 2074 membres de l’Association des pharmaciens des établissements de santé du Québec afin d’évaluer leurs pratiques et leurs perceptions face à l’utilisation de l’IAG dans la rédaction scientifique. Au total, 336 pharmaciens ont répondu, et parmi eux, la moitié avaient déjà eu recours à un agent conversationnel, principalement ChatGPT, pour diverses tâches. Les répondants ont identifié plusieurs avantages à ces outils — comme la traduction, la correction grammaticale ou la rédaction de résumés — mais ont également exprimé des préoccupations majeures, notamment le risque de bris de confidentialité, la génération d’informations inexactes (« hallucinations ») et la perte du jugement critique des auteurs.

En réponse à ces enjeux, le comité de rédaction de Pharmactuel a mis à jour sa politique éditoriale. Les auteurs doivent désormais déclarer tout recours à un outil d’IAG lors de la soumission d’un manuscrit et assumer la responsabilité complète du contenu produit. Cette mesure de transparence vise à prévenir le plagiat, à garantir la qualité scientifique des textes et à encadrer l’utilisation de ces nouvelles technologies.

En conclusion, l’étude met en évidence un engouement croissant des pharmaciens pour l’intelligence artificielle générative, particulièrement pour ChatGPT, tout en soulignant la nécessité d’un encadrement clair et de formations adaptées. L’IAG apparaît ainsi comme une ressource prometteuse pour améliorer la productivité et la qualité rédactionnelle, à condition d’en maîtriser les limites et d’en faire un usage éthique, réfléchi et critique.

Vous pouvez consulter notre article  publié dans le Pharmactuel, ainsi que notre affiche présentée au congrès au Professional Practice Conference de la Société canadienne de pharmacie dans les réseaux de la santé le 6 juin 2025.

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Classé dans Pédagogie en santé, Satisfaction, Sondage, Technologies, URPP

Crise des pénuries : le défi invisible des pharmaciens hospitaliers au Québec

Les pénuries de médicaments, accentuées par la pandémie de COVID-19, demeurent un problème majeur. Pour mieux comprendre la réalité actuelle des pharmaciens hospitaliers québécois, une étude a été menée.

L’objectif de cette étude était de décrire l’organisation , les perceptions et les actions des pharmaciens hospitaliers du Québec face aux pénuries de médicaments . Une enquête descriptive transversale a été menée auprès de 71 pharmaciens membres du comité des utilisateurs du Centre d’Acquisition Gouvernementales (CAG) représentant 30 établissements de santé du Québec .

Les résultats montrent que les pharmaciens consacrent en moyenne 6 heures par semaines à la gestion des pénuries auxquelles s’ajoutent 8 heures de travail d’assistants techniques seniors . En moyenne 25 médicaments par an ont eu un impact réel sur leur charge de travail dont le glucagon, la bétaméthasone et la clindamycine. Les pharmaciens utilisent surtout les bulletins du CAG pour s’informer, mais 89 % jugent qu’il faudrait une source unique et fiable. Tous estiment que la situation ne s’est pas améliorée et qu’elle reste très préoccupante. Ils se montrent favorables à facturer les coûts des pénuries aux fabricants (97 %), et à rapatrier certaines productions au Canada pour renforcer la sécurité d’approvisionnement.

Les pénuries de médicaments ont un impact réel sur la charge de travail des pharmaciens, de ce fait leur désir est de pouvoir avoir une meilleure coordination, une responsabilité accrue des fabricants et un rôle renforcé dans la gestion des approvisionnements.

Vous pouvez consulter notre article  publié dans le Pharmactuel, ainsi que notre affiche présentée au congrès de l’APES le 15 mars 2024.

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Classé dans Circuit du médicament, Sondage, Transversale, URPP

Parcours de soins pharmaceutiques au CHU Sainte Justine

Le système de santé québécois connaît d’importantes réformes avec la création de Santé Québec et l’adoption de la Loi sur la gouvernance du système de santé. Ces changements visent à améliorer la gestion des trajectoires de soins, soit le parcours complet d’un patient à travers les services de santé. Il connaît d’importantes réformes avec la création de Santé Québec et l’adoption de la Loi sur la gouvernance du système de santé.

L’A.P.E.S. ( l’Association des pharmaciens des établissements de santé du
Québec) a publié des recommandations pour optimiser ces parcours, mais plusieurs obstacles persistent :

  • systèmes informatiques non harmonisés,
  • rôles mal définis entre professionnels,
  • difficultés administratives et de partage d’information.

Au CHU Sainte Justine les pharmaciens y sont présents à toutes les étapes (urgence, hospitalisation, congé) et travaillent selon des ententes de pratique avancée.
Le parcours comprend 8 éléments et 26 sous-éléments, qui reflètent la diversité et la complexité des interventions.
Contrairement au circuit du médicament, qui est linéaire, le parcours pharmaceutique est dynamique et adapté aux besoins des patients. Le CHU Sainte Justine accueille des patients vulnérables (nouveau-nés, enfants, femmes enceintes, mères allaitantes), qui nécessite une approche pharmaceutique spécialisée et sécuritaire. Le partage des données entre pharmaciens doit être modernisé avec le Dossier de santé numérique (DSN). Les auteurs jugent la télécopie obsolète et recommandent des outils sécurisés et durables.
Ils proposent la création d’un comité national mère-enfant pour renforcer la qualité du parcours pharmaceutique.

Vous pouvez consulter notre article  publié dans le Pharmactuel, ainsi que notre affiche présentée au congrès du RQRM le 9 juin 2025.

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Classé dans Circuit du médicament, Descriptive, Soins pharmaceutiques, URPP

Coordonner les soins pharmaceutiques : le modèle québécois des comités régionaux

Depuis 2005, le Québec s’est doté de comités régionaux sur les services pharmaceutiques (CRSP) pour assurer un lien formel entre les hôpitaux et les pharmacies communautaires. Ces comités visent à coordonner les services pharmaceutiques à l’échelle régionale et, depuis 2015, peuvent nommer des membres aux conseils d’administration des établissements de santé, renforçant ainsi leur influence stratégique.

Le CRSP de Montréal a évolué de 8 membres (2006-2015) à 20 membres depuis 2015, avec une présidence initiale assurée par un pharmacien communautaire, puis par un pharmacien hospitalier. Ses réalisations incluent la création de tables locales et nationales, la participation à des équipes régionales sur les maladies chroniques, et la publication de guides et prises de position soutenant le rôle des pharmaciens dans la pratique clinique et la gestion des médicaments.

Aujourd’hui, le CRSP désigne un membre au conseil d’administration de chacun des 10 établissements de santé de la région, participe à la formation de stagiaires universitaires et assure la cohérence entre hôpitaux, pharmacies communautaires et instances académiques. Son modèle illustre comment une coordination structurée peut améliorer l’organisation et la qualité des services pharmaceutiques régionaux, et pourrait inspirer d’autres systèmes de santé.

Vous pouvez consulter notre affiche présentée au congres Hopipharm le 21 mai 2025

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Classé dans Circuit du médicament, Descriptive, Devis, Législation pharmaceutique, URPP

Louise Mallet : un pilier de la pharmacie hospitalière et de la gériatrie tire sa révérence

Figure emblématique de la pharmacie d’établissement de santé au Québec, Louise Mallet laisse derrière elle une empreinte durable marquée par l’excellence, l’humanisme et le dévouement. Pendant plusieurs décennies, son nom a été synonyme d’expertise en pharmacothérapie gériatrique, de rigueur scientifique et d’engagement profond envers l’enseignement et les patients.

Diplômée de l’Université de Dalhousie, Louise a poursuivi un doctorat en pharmacie (Pharm.D.) au Massachusetts College of Pharmacy and Allied Health Sciences, suivi de deux postdoctorats en pharmacothérapie gériatrique. Elle fait ainsi partie des premières femmes à avoir obtenu une formation spécialisée de haut niveau en pharmacie, ouvrant la voie à de nombreuses générations de pharmaciennes.

Son parcours universitaire est exemplaire. Professeure titulaire de clinique à l’Université de Montréal et professeure adjointe à l’Université McGill, elle a formé des centaines d’étudiants, supervisé de nombreux travaux de recherche et contribué activement à l’élaboration de programmes d’enseignement en pharmacie, notamment les cours de communication et de cas complexes en gériatrie. À l’international, elle a été invitée à enseigner dans plusieurs universités européennes, dont Louvain, Angers et Boulogne, renforçant le rayonnement du savoir pharmaceutique québécois.

En parallèle de son engagement académique, Louise a exercé comme pharmacienne clinicienne au Centre universitaire de santé McGill pendant près de trente ans. Reconnue pour son approche empreinte d’écoute, d’empathie et de respect, elle a accompagné avec bienveillance des centaines de patients âgés, les aidant à préserver leur autonomie et leur qualité de vie.

Louise a également marqué la recherche et la publication scientifique. Coautrice de nombreux articles, livres et chapitres d’ouvrages, elle a participé à la diffusion de connaissances essentielles sur la pharmacothérapie gériatrique. En 2011, elle a cofondé avec Julie Méthot le cours Communication scientifique, visant à initier les pharmaciens résidents à la rédaction et à la publication d’articles, une innovation récompensée par le prix national de l’AFPC pour l’innovation en enseignement.

Son implication dans la revue Pharmactuel a été tout aussi remarquable : rédactrice en chef, rédactrice adjointe, responsable de la chronique Risques, qualité, sécurité et membre du comité d’indexation, elle a contribué à faire de cette revue un modèle d’excellence reconnu au niveau international.

Récompensée à plusieurs reprises, notamment par le prix Louis-Hébert de l’Ordre des pharmaciens du Québec, Louise Mallet incarne le professionnalisme, la passion et la générosité. Son départ à la retraite en 2023 laisse un vide immense au sein de la communauté pharmaceutique.

Après 29 années d’engagement au sein de Pharmactuel, le comité éditorial salue avec gratitude une carrière exceptionnelle et une contribution inestimable à l’avancement de la pharmacie hospitalière et universitaire.

Bonne retraite, chère Louise, et merci pour tout ce que tu as apporté à la profession.

Vous pouvez consulter notre article  publié dans le Pharmactuel

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