Le programme de pharmacovigilance du CHU Sainte-Justine, mis en place en 2006 par le département de pharmacie, assure la surveillance des réactions indésirables médicamenteuses (RIM) au sein de l’hôpital. Ce programme repose à la fois sur une surveillance passive, via les déclarations à Santé Canada, et une surveillance active, notamment à travers des projets de recherche en pharmacogénomique. Son importance s’est accrue depuis 2018, notamment avec l’entrée en vigueur de la Loi de Vanessa et la création d’une communauté de pratique en pharmacovigilance regroupant les 30 départements de pharmacie hospitaliers du Québec.
L’étude présentée visait à décrire les activités du programme de pharmacovigilance entre avril 2020 et mars 2022. L’équipe est composée d’un pharmacien responsable et de deux spécialistes en activités cliniques. L’une se consacre à la Loi de Vanessa ainsi qu’à la gestion des alertes, rappels et avis (ARA), tandis que l’autre se concentre sur le recrutement des patients et la collecte de données pour les projets de pharmacogénomique.
Durant la période étudiée, 548 déclarations ont été transmises à Santé Canada, dont 90 % concernaient des RIM graves. Le CHU Sainte-Justine représente à lui seul environ 18 % des déclarations de RIM graves émises par les hôpitaux québécois. La détection repose à la fois sur les notifications volontaires des professionnels de santé (29 %) et sur une collaboration innovante avec les archivistes médicaux (71 %), permettant la déclaration a posteriori des RIM graves à partir des codifications — une première au Québec.
En parallèle, le programme a géré 635 alertes, rappels et avis, dont 71 jugés pertinents ont été transmis aux équipes concernées. La communauté de pratique a tenu 18 téléconférences pour partager les expériences et renforcer la sécurité des pratiques.
Vous pouvez consulter notre affiche présentée au congrès RQRM le 26 mai 2022 .

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