Archives mensuelles : juillet 2017

Maladie hépatique associée à la nutrition parentérale: une étude rétrospective sur l’utilisation de l’acide ursodéoxycholique chez les nouveau-nés

La nutrition parentérale est utilisée chez les nouveaux nés aux soins intensifs lorsque leurs besoins nutritionnels ne peuvent être entièrement comblés par la nutrition entérale. Cependant, les hépatopathies associées à la nutrition parentérale sont une complication connue.

URSORETRODans le cadre des travaux de l’URPP, nous avons mené une étude de cohorte rétrospective entre 2004 et 2007 aux soins intensifs de notre hôpital chez les nouveau-nés présentant une hépatopathie associée à la nutrition parentérale. L’objectif était de vérifier l’effet de l’acide ursodésoxycholique (ursodiol) sur la durée de la maladie hépatique associée à la nutrition parentérale.

  • 64 patients sur 118 patients éligibles ont reçu l’ursodiol
  • Les cholestases ont duré plus longtemps dans le groupe recevant l’ursodiol (79 vs. 50 jours, p=0,001);
  • Le traitement était toutefois retardé de 24 jours (nombre de jour médian) après le début de la cholestase;
  • Des analyses multivariées utilisant les régressions de Cox n’ont pas démontré d’association entre l’utilisation de l’ursodiol et la durée des épisodes;
  • Le taux de déclin de la bilirubine conjuguée et la prise de poids étaient supérieurs chez les patients traités (respectivement, 0,084mg/dL/jour vs. 0,60 mg/dL/jour; p=0,009 et 22,8 vs. 17,7 g/kg/jour, p=0,010).

Vous pouvez consulter notre article paru dans le Journal of Pediatric Pharmacology and Therapeutics.

Centre de procréation assistée : le rôle du pharmacien au CHU Sainte-Justine

La procréation assistée représente un défi pharmacothérapeutique intéressant compte tenu de FIVla complexité et de la diversité des protocoles utilisés. Il existe cependant peu de données sur le rôle du pharmacien dans ce secteur d’activité.

Dans le cadre des travaux de l’URPP, nous avons réalisé un article afin d’expliquer le programme québécois de procréation assistée et de comprendre le modèle de pratique du pharmacien d’établissement dans ce secteur. Le modèle de pratique proposé comporte les cinq modalités suivantes :

  1. Participer à la gestion de la pharmacothérapie pour la clientèle
  2. Favoriser l’enseignement de la pharmacothérapie utilisée en fertilité aux professionnels de la santé
  3. Participer à la gestion de la pharmacothérapie pour l’équipe traitante
  4. Participer à la mise en place d’un centre de documentation pharmaceutique
    sur la procréation assistée pour les professionnels de la santé et les patientes
  5. Participer à la recherche clinique

La procréation assistée représente un défi pharmacothérapeutique intéressant compte tenu de la complexité des protocoles prescrits ainsi que de la diversité des molécules pouvant être utilisées par la clientèle visée. Le modèle de pratique du pharmacien spécialisé dans le domaine est en plein essor.

Vous pouvez consulter notre article publié dans le Québec Pharmacie, partagé avec la permission de l’éditeur.

L’URPP présente à Vancouver à la Société canadienne de pédiatrie

Dans le cadre du 94ème Congrès annuel de la Société Canadienne de pédiatrie, nous avons présenté notre projet de recherche portant sur les problèmes associés à la prescription de préparations magistrales à des enfants au congé de l’hôpital.

Il s’agit du projet de quatre résidentes en pharmacie ayant complété leur programme de maîtrise en pharmacothérapie avancée, soit Marie-Kim Héraut, Minh-Thu Duong, Clara Elchebly et Wen Ting Yu.  Bravo à toute l’équipe pour ce projet important pour l’amélioration de la qualité des soins en pédiatrie.

Héraut MK, Duong MT, Elchebly C, Yu WT, Kleiber N, Tremblay S, Métras ME, Lebel D, Bussières JF. Patient access to compounded drugs in pediatrics after discharge from a tertiary center. (MAGISTRALES1) Canadian Pediatric Society, June, Vancouver, BC, Canada. Pediatrics Child & Health 2017; 22(S1) :e29-e30.

Stéphanie Tremblay et Marie-Kim Héraut étaient présentes lors du congrès pour une présentation orale (voir photo ci-dessous).  Bravo à tous !

On peut consulter notre affiche en ligne.

 

Utilisation sécuritaire des gaz anesthésiques pour inhalation

Les gaz tels que l’isoflurane, le sévoflurane et le desflurane peuvent présenter des risques pour la santé des travailleurs. Lors de la réception, de l’entreposage et du transport de ces gaz, il existe un risque de bris accidentel. Au moment de l’anesthésie, lors de la connexion du contenant à son INHALE4bévaporateur, une certaine quantité de gaz peut s’évaporer. Pendant l’administration, des fuites sont possibles. À la fin de l’anesthésie, les patients exhalent des gaz pendant plusieurs heures. Un volume résiduel de gaz peut demeurer dans les contenants au moment où ceux-ci sont jetés.

Dans le cadre des travaux de l’URPP, nous avons résumé les résultats d’études ayant mesuré le sévoflurane dans l’air et chez l’humain, un gaz anesthésique pour inhalation fréquemment utilisé. Nous présentons également des recommandations pour une utilisation sécuritaire de ces gaz.

Nous vous invitons à consulter notre article publié dans la revue Objectif prévention.