Formations et soins pharmaceutiques au Québec et en Belgique

L’European association of hospital pharmacists (EAHP) réalise périodiquement un sondage s’adressant à l’ensemble des pharmaciens hospitaliers européens. Les données de ce sondage ont été pairées aux données de l’enquête canadienne sur la pharmacie hospitalière, afin de décrire les soins pharmaceutiques, l’enseignement et la recherche au Québec et en Belgique.

Le résumé se trouve ci-dessous :

Introduction : Il existe peu de données publiées comparant la formation et la pratique pharmaceutique entre la Belgique et le Québec. Une refonte récente des cursus universitaires en pharmacie a eu lieu à l’échelle québécoise et belge. Les programmes de pharmacie portent principalement sur le développement de compétences en pharmacie et non seulement sur des notions de sciences générales.

Mise en contexte : Une évaluation descriptive exploratoire de la formation universitaire et de la pratique hospitalière a été réalisée à partir d’une revue de la documentation et de deux enquêtes distinctes, soit l’enquête de 2005 de l’European Association of Hospital Pharmacists et le Rapport canadien sur la pharmacie hospitalière publié en 2005-2006. Pour la Belgique, l’évaluation a porté sur la région wallonne, alors qu’au Québec, la Faculté de pharmacie de l’Université de Montréal servait de point de comparaison.

Résultats : Il existe des différences sur le plan de la formation des pharmaciens et de la pratique pharmaceutique hospitalière. Celles portant sur la formation des pharmaciens touchent particulièrement les services et les soins, notamment en ce qui a trait à la dotation en ressources, à la dispensation nominale quotidienne, à l’automatisation et aux services cliniques.

Discussion : Bien que les deux enquêtes reposent sur des questionnaires distincts, leur analyse met en relief un intérêt pour la pratique clinique, une implication variée des pharmaciens au sein de leur établissement ainsi qu’une préoccupation pour la qualité et la prestation sécuritaire de soins.

Conclusion : La comparaison indique un écart important de ressources en faveur des hôpitaux québécois. Paradoxalement, les pharmaciens hospitaliers belges ont non seulement la responsabilité des médicaments, comme leurs collègues québécois, mais également celle de la stérilisation et des dispositifs médicaux.

Vous pouvez consulter notre article publié dans le Pharmactuel.

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