Les pénuries de médicaments, accentuées par la pandémie de COVID-19, demeurent un problème majeur. Pour mieux comprendre la réalité actuelle des pharmaciens hospitaliers québécois, une étude a été menée.
L’objectif de cette étude était de décrire l’organisation , les perceptions et les actions des pharmaciens hospitaliers du Québec face aux pénuries de médicaments . Une enquête descriptive transversale a été menée auprès de 71 pharmaciens membres du comité des utilisateurs du Centre d’Acquisition Gouvernementales (CAG) représentant 30 établissements de santé du Québec .
Les résultats montrent que les pharmaciens consacrent en moyenne 6 heures par semaines à la gestion des pénuries auxquelles s’ajoutent 8 heures de travail d’assistants techniques seniors . En moyenne 25 médicaments par an ont eu un impact réel sur leur charge de travail dont le glucagon, la bétaméthasone et la clindamycine. Les pharmaciens utilisent surtout les bulletins du CAG pour s’informer, mais 89 % jugent qu’il faudrait une source unique et fiable. Tous estiment que la situation ne s’est pas améliorée et qu’elle reste très préoccupante. Ils se montrent favorables à facturer les coûts des pénuries aux fabricants (97 %), et à rapatrier certaines productions au Canada pour renforcer la sécurité d’approvisionnement.
Les pénuries de médicaments ont un impact réel sur la charge de travail des pharmaciens, de ce fait leur désir est de pouvoir avoir une meilleure coordination, une responsabilité accrue des fabricants et un rôle renforcé dans la gestion des approvisionnements.
Vous pouvez consulter notre article publié dans le Pharmactuel, ainsi que notre affiche présentée au congrès de l’APES le 15 mars 2024.

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