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Rappels de médicaments dans un centre mère-enfant: un profil des 15 dernières années.

Santé Canada diffuse périodiquement des rappels et des avis de sécurité relatifs aux produits de santé. Peu de données existent sur les procédures encadrants ces rappels. Une étude descriptive rétrospective a permis de décrire le profil des rappels de médicaments dans un centre hospitalier universitaire mère-enfant sur 15 années, (du 1er avril 2005 au 31 mars 2020).

Depuis 2003, une politique standardise la gestion des rappels de médicaments, avec une informatisation depuis 2005 pour améliorer la traçabilité. L’étude a enregistré 203 rappels, dont 37 % ont conduit au retrait des produits en stocks. Les classes les plus concernées étaient les médicaments du système nerveux central, les anti-infectieux et les antinéoplasiques. Les principales raisons de rappel étaient la contamination, la stabilité, le dosage et le conditionnement.

Cette étude souligne la nécessité d’un processus structuré pour la gestion et le suivi des rappels de médicaments afin d’assurer le bon usage des médicaments dans un établissement mère-enfant.

Vous pouvez consulter notre affiche au 4ème Congrès provincial de recherche mère-enfant, le 29-30 octobre 2020.

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Détection des effets indésirables graves des médicaments à l’aide des codes diagnostiques de la Classification Statistique Internationale des Maladies et des Problèmes de Santé connexes.

Depuis l’adoption de la Loi de Vanessa en 2019, les hôpitaux canadiens sont légalement tenus de signaler les effets indésirables graves des médicaments (EIM).

Une étude descriptive évalue la capacité des codes diagnostiques de la CIM-10-CA à détecter les effets indésirables graves des médicaments (EIM) dans un hôpital mère-enfant canadien en 2018-2019. Sur 69 codes identifiés, 38 ont été analysés, et 18 (apparaissant dans 130 admissions) ont été jugés indicatifs d’un EIM graves. Parmi les 130 admissions analysées, 70 EIM graves ont été identifiés, dont 52 avaient déjà été détectés par le processus habituel et 18 ne l’avaient pas été. L’ajout de 11 codes diagnostiques autonomes a permis d’identifier les 18 EIM graves non détectés auparavant, augmentant ainsi la capacité de détection des EIM graves de 34,6 % sur 12 mois.

Vous pouvez consulter notre article publié dans le journal of population therapeutics and clinical pharmacology.

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Chevauchement suspecté entre le syndrome sérotoninergique et le syndrome malin des neuroleptiques chez un enfant traité au métoclopramide ?

Cet article est un case report présentant un possible chevauchement entre un syndrome malin des neuroleptiques (SMN) et un syndrome sérotoninergique (SS) chez un enfant.

Un enfant de 19 mois a présenté des signes cliniques et biologiques évoquant SMN et SS, un jour après la prise de métoclopramide. L’arrêt du médicament et la prise en charge des symptômes ont permis une amélioration de l’état de santé de l’enfant.

Il s’agit du premier cas détaillé de chevauchement entre le SMN et le SS associé à l’utilisation du métoclopramide en pédiatrie. Ce cas rappel l’importance de déclarer les effets indésirables des médicaments en pédiatrie, population souvent exclue des études sur les médicaments.

Vous pouvez consulter notre article publié dans The Journal of Pediatric Pharmacology and Therapeutics.

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Jusqu’où va le rôle du pharmacien clinicien à l’étage ? Conformité du circuit du médicament dans les unités de soins et les cliniques externes: une étude observationnelle transversale au sein d’un établissement universitaire de 500 lits en 2019

Le département de pharmacie est responsable de l’ensemble du circuit du médicament.

En 2019, afin d’évaluer la conformité de ce circuit, une grille standardisée de 25 critères a été diffusée dans toutes les unités de soins et les services de cliniques externes. Pour la majorité des critères un haut taux de conformité est observé. Cinq critères ont un taux de conformité inférieur à 75 % (bac de retours, registre des frigos, contenu des frigos, propreté des chariots, disponibilité des étiquettes vierges) en unités de soins et deux en cliniques externes (feuille de contrôle des substances contrôlées, registre des frigos). La proportion de critères conformes varie de 41.7% à 100%.

A la suite de cette évaluation, un rapport personnalisé a été transmis aux gestionnaires d’équipe. La mise en place d’une évaluation annuelle permettrait de préserver la qualité du circuit du médicament.

Vous pouvez consulter notre affiche présentée au Canadian Pharmacy Education and Research Conference (CPERC) de l’Association of Faculties of Pharmacy of Canada (AFPC), le 31 mars 2020.

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Intégration de diplômés du Programme de baccalauréat ensciences biopharmaceutiques en établissement de santé : l’expérience au Centre hospitalier universitaire Sainte-Justine

En 2009, la faculté de pharmacie de l’Université de Montréal a mis en place un programme de baccalauréat en sciences biopharmaceutiques (BSBP). La collaboration entre le CHU de Sainte Justine (CHUSJ) et ce programme a permis d’offrir des stages aux étudiants et de réaliser des travaux dans des domaines variés aboutissant des communications scientifiques affichées.

Les diplômés du BSBP ont bénéficié d’une formation complète et multidisciplinaire leur offrant l’opportunité d’être embauché et d’intégrer l’équipe pharmaceutique.

Pour assurer la pérennité de la collaboration, il convient de créer des emplois pertinents pour les futurs diplômés et de valoriser la formation au sein du réseau de santé québécois.

Vous pouvez consulter notre article publié dans le journal Pharmactuel.

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Classé dans Pédagogie en santé, URPP