Les directives canadiennes recommandent de nettoyer les surfaces exposées aux médicaments antinéoplasiques. Selon les établissements, les procédures varient et certaines surfaces et des départements de pharmacie restent contaminées au fil du temps. L’objectif de cette étude était d’explorer l’efficacité d’un protocole de nettoyage et son effet durable sur la contamination des surfaces par la cyclophosphamide après 30 jours, dans les pharmacies hospitalières canadiennes.
En 2020, neuf hôpitaux ont été recrutés et 17 sites d’échantillonnage identifiés. La contamination des surfaces par la cyclophosphamide a été mesurée à trois moments : à la fin de la journée de travail (T0), après un nettoyage en 4 étapes (T1), et 30 jours plus tard (T2). La cyclophosphamide a été quantifiée par chromatographie liquide à haute performance couplée à la spectrométrie de masse en tandem. Sur 16 échantillons à T0, 88 % étaient contaminés. Après le nettoyage, 44 % des échantillons à T1 n’étaient plus contaminés, et 94 % des concentrations étaient plus faibles qu’à T0. À T2, 75 % des échantillons étaient à nouveau contaminés, mais toutes les concentrations étaient plus faibles qu’à T0. Le nettoyage a eu un effet durable sur les zones de stockage, restées sans contamination à T1 et T2. Quelques échantillons ont montré une concentration accrue à T2, mais la majorité était similaire ou inférieure.
Le protocole de nettoyage en 4 étapes s’est avéré insuffisant pour éliminer toutes les traces de cyclophosphamide, mais il a réduit la contamination. Une étude future permettrait d’explorer l’effet d’un protocole de nettoyage amélioré (par exemple, l’utilisation d’un chiffon en microfibre et moins de liquide).
Vous pouvez consulter notre affiche présentée lors de la conférence The Canadian Society of Hospital Pharmacists – Professional Pratice Conference (PPC) , du 25 au 28 mars 2021.

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