L’évolution d’une profession s’observe en consultant notamment ce qui se diffuse dans les médias. Il existe peu de données sur la présence du pharmacien dans les médias québécois.
Une étude descriptive a donc été menée afin de décrire et quantifier la présence des pharmaciens dans une sélection de médias écrits québécois.
Pour cela, les articles provenant de neuf quotidiens écrits francophones de six grandes villes québécoises ont été inclus à partir d’une extraction de la banque de données Eureka.cc et avec consultation de la BANQ Numérique pour les articles manquant de l’extraction. 24 variables, regroupées en 15 catégories ont été recueillies : date de publication, média, auteur, titre de l’article, position dans le journal, organisation impliquée, type de pratique, thème principal et secondaire, référence à une loi/règlement, sexe du pharmacien, capacité d’identifier le plaignant et le pharmacien, mention de la sanction, illustration utilisée pour l’article, impact (positif, négatif, neutre) de l’article et mention de la COVID19.
Les résultats montrent que les médias semblent avoir un plus grand intérêt pour la législation et la déontologie que la pratique de la profession de pharmacien. Les quotidiens avec le plus d’articles à impact négatif sont aussi parmi les quotidiens les plus proactifs (Le Journal de Montréal et Le Soleil). Le nombre d’articles dans les deux dernières années a chuté malgré la pandémie alors qu’on aurait pu s’attendre à l’inverse. Bien que les pharmaciens demeurent en tête de palmarès populaire faits auprès de la population, il est intéressant de mener davantage d’analyse de presse les concernant.

Vous pouvez consulter notre affiche présentée au Grand Forum 2022 de l’Association des pharmaciens des établissements de santé du Québec (A.P.E.S.) le 25 mars 2022.
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