Archives mensuelles : octobre 2013

Comment se déroulent les processus d’agrément en Amérique du Nord et en Europe?

Dans le blogue du 24 novembre 2011, nous vous avons partagé  notre affiche présentée au congrès de clôture des fêtes du cinquantenaire de l’A.P.E.S. Nous vous invitons maintenant à consulter l’article découlant de ce projet.

Nous avons consulté un rapport présentant les programmes d’accréditation de 20 organisations européennes. Suite à notre analyse, nous sommes parvenus à identifier 11 variables qui ont pu être comparées avec les organismes nord-américains Agrément Canada et la Joint Commission des États-Unis. Cette comparaison permet d’identifier des similitudes et différences clés des différents organismes.

Par exemple, l’attribution de l’Agrément est d’une durée maximale de trois ans au Canada, aux États-Unis et dans neuf pays européens, et elle varie de un à cinq ans ailleurs en Europe. On remarque qu’il s’agit d’un exercice volontaire au Canada (sauf au Québec) et aux États-Unis, mais qu’il s’agit d’une exigence légale pour neuf pays européens.

Vous pouvez consulter notre article publié dans le Journal canadien de la pharmacie hospitalière, accessible sur PubMedCentral.

Le pharmacien est incontournable!

La pratique pharmaceutique a considérablement évolué au cours des dernières décennies. Au cours de la dernière année, l’URPP a travaillé à la revue et à la mise en valeur des meilleures preuves descriptives et de retombées du pharmacien dans le domaine de la santé. Cette mise en valeur prend la forme du site IMPACT PHARMACIE. Nous profitons du séminaire administratif de l’Association des pharmaciens des établissements de santé du Québec (APES) tenu les 24 et 25 octobre 2013 pour faire le lancement du site. Nous vous invitons à le consulter.

Le site est composé de cinq sections, soit :

  • l’accueil;
  • les données, que vous pouvez explorer par affection, par activité pharmaceutique ou par pays;
  • les synthèses, que vous pouvez explorer par thème;
  • les publications de l’URPP en lien direct avec IMPACT PHARMACIE, sur l’évaluation et la comparaison des pratiques, les critiques d’articles (provenant des chroniques d’une page à l’autre de Québec Pharmacie et Évaluation critique de la littérature du Pharmactuel), et sur la hiérarchisation des programmes et activités;
  • et la description de l’équipe.

Alors que les ressources financières sont limitées, le pharmacien est un soignant pivot du domaine de la santé, qui peut contribuer à l’utilisation optimale du médicament et à l’obtention des meilleurs résultats thérapeutiques par sa formation, ses connaissances, ses habiletés et ses compétences. Si l’absence de données probantes n’est pas forcément une indication de l’absence de retombées, le site IMPACT PHARMACIE met en valeur la contribution des pharmaciens dans un très grand nombre de programmes clientèles et d’affections. Le site met aussi en valeur les données descriptives relatives aux activités pharmaceutiques.

Ce site peut répondre à vos questions, par exemple : Quelles sont les meilleures preuves du pharmacien exerçant en gériatrie? Quels sont les indicateurs de retombées utilisées par un pharmacien en soins intensifs adultes? Quel est le profil optimal de la pratique en oncologie et quelles sont les principales activités exercées par les pharmaciens dans ce secteur?

Ce site peut également soutenir vos prises de décisions en matière de hiérarchisation des programmes de soins et des activités pharmaceutiques et contribuer au partage des connaissance sur les rôles et retombées du pharmacien dans le cadre de programmes universitaires, communautaires et hospitaliers.

Le projet IMPACT PHARMACIE a été réalisé notamment avec le soutien sans restriction du Ministère de la santé et des services sociaux.

Petit guide en infertilité

Les pharmaciens sont impliqués dans le programme mère-enfant depuis plus d’une décennie au CHU Sainte-Justine. Dans le cadre du centre de procréation assistée du CHU Saine-Justine, le Petit guide en infertilité a été publié sous la direction de la pharmacienne Marie-Sophie Brochet. Ce guide est publié dans le cadre du « Symposium en procréation assistée : La sécurité avant tout! » tenu au CHU Sainte-Justine, Montréal, le 11 octobre 2013. On peut se procurer le guide en version papier ou PDF sur le site des Éditions du CHU Sainte-Justine.

Bienvenue à Émilie et au Petit guide!

Bienvenue à Émilie et au Petit guide!

Soulignons aussi que son auteure a donné naissance le 6 octobre dernier à la petite Émilie. Bravo à la maman et au papa et bienvenue à Émilie et à ce nouvel outil sur la thérapie médicamenteuse pour les cliniciens qui travaillent en procréation assistée.

Prix Lise Gauthier 2013

On retrouve sur la photo, de gauche à droite : Jean-François Bussières, Caroline Morin, Ema Ferreira, Brigitte Martin, Lise Gauthier, Carolina Marino.

On retrouve sur la photo, de gauche à droite : Jean-François Bussières, Caroline Morin, Ema Ferreira, Brigitte Martin, Lise Gauthier, Carolina Marino.

L’URPP tient à féliciter Carolina Marino, récipiendaire du prix Lise Gauthier 2013.

Dans le cadre d’un séjour de 12 mois au sein du CHU Sainte-Justine, Carolina Marino, assistante de recherche à l’URPP et au département de pharmacie et pharmacienne en Espagne, va contribuer à la mise en valeur du rôle du pharmacien en obstétrique-gynécologie, incluant la procréation assistée. Une bourse lui est remise dans le cadre de ces travaux de recherche et de son implication.

Nous remercions Lise Gauthier pour ce don à la Fondation du CHU Sainte-Justine.  Lise Gauthier a été pharmacienne au sein du département de pharmacie du CHU Sainte-Justine et qui a contribué à la mise en place du centre IMAGe en 1997. Il est heureux que des pharmaciens redonnent ainsi à leur milieu; nous en sommes très reconnaissants!

Pharmacovigilance en soutien aux soins pharmaceutiques décentralisés

Avec les changements législatifs adoptés au Québec au cours de la dernière décennie, les pharmaciens jouent un rôle important dans la surveillance de la thérapie médicamenteuse et assument une responsabilité de la pharmacothérapie utilisée chez les patients. La pharmacovigilance est une dimension importante de la gestion du risque médicamenteux qui s’inscrit dans les soins directs aux patients. Depuis 2006, un assistant de recherche soutien la pharmacovigilance au Département de pharmacie du CHU Sainte-Justine.

Le résumé de l’affiche se trouve ci-dessous :

Introduction

L’exercice de la pharmacie au Québec repose notamment sur l’obligation d’assurer la surveillance de la thérapie médicamenteuse. La prestation de soins pharmaceutiques en milieu hospitalier inclut la détection, la prévention et la résolution des effets indésirables prévisibles et imprévisibles, liés à la médication.

Méthode

Étude descriptive rétrospective. L’objectif principal est de décrire l’organisation et l’activité de pharmacovigilance dans le Centre Hospitalier Universitaire Sainte-Justine, un établissement universitaire mère-enfant de 500 lits. L’étude porte sur les exercices financiers 2006-2007 à 2012-2013. Afin de décrire l’organisation et l’activité de pharmacovigilance, nous avons consulté les rapports annuels du département de pharmacie, les journaux de bord quotidien des pharmaciens et les rapports du comité de pharmacologie. Aucune analyse statistique n’a été réalisée.

Résultats

De 2006 à 2013, nous avons recensé en moyenne 2457 ± 815 interventions pharmaceutiques par années liés à la pharmacovigilance. Une majorité des interventions contribuent à prévenir ou résoudre la survenue d’un effet indésirable médicamenteux (EIM). On note en moyenne 140 ± 65 EIM par année détectés et saisis dans notre banque de données pour une moyenne de 55 ± 30 médicaments par année qui touchent la majorité des classes thérapeutiques. Les EIM sont déclarés par les pharmaciens (50%), le coordonnateur de pharmacovigilance (24%), les infirmières (15%), les médecins (2%) et autres personnes (8%). Les EIM recensés sont survenus en moyenne dans 11 ± 6 unités d’hospitalisation.

Discussion/Conclusion

Cette étude descriptive met en évidence un modèle de pharmacovigilance en soutien aux soins pharmaceutiques décentralisés dans les programmes de soins d’un établissement de santé québécois. Une revue de notre pratique met en évidence la nécessité d’un soutien transversal, en dépit de la décentralisation des pharmaciens. La prestation de soins pharmaceutiques au chevet des patients ne permet pas autant la vue d’ensemble d’une problématique mais contribue à la résolution proactive des problèmes reliés à la pharmacothérapie. Nous pensons que le modèle développé optimise les ressources en place et les obligations réglementaires. Nul doute que la pharmacovigilance est une dimension importante de la gestion du risque médicamenteux qui s’inscrit dans les soins directs aux patients.

Vous pouvez consulter notre affiche présentée au Congrès de l’Association française des gestionnaires de risques sanitaires (AFGRIS), le 10 octobre 2013, Paris, France.

Revue des erreurs médicamenteuses avec l’insuline

Dans son bulletin de février 2006, l’Institute for Safe Medication Practices (ISMP) Canada rapportait que l’insuline était le médicament le « plus fréquemment déclaré et associé à des préjudices suite à un accident lié à la médication ». De nombreuses publications font état des risques associés à l’utilisation de l’insuline en établissement de santé, par exemple ce rappel de l’ISMP publié en début d’année. Nous avons revu ce type d’erreurs dans notre centre et avons identifié des actions correctrices à poser.

Le résumé de l’affiche se trouve ci-dessous :

Introduction : L’insuline est utilisée dans le traitement du diabète depuis près d’un siècle. Avec autant de recul clinique, l’informatisation du circuit du médicament,  la création d’outils d’aide à la décision et la robotisation, il est étonnant de constater qu’elle fait toujours partie des médicaments à risque élevé d’incidents et d’accidents.

Matériel et méthodes : Il s’agit d’une étude descriptive rétrospective. L’objectif principal est de décrire les incidents et accidents médicamenteux relatifs à l’insuline et de discuter de mesures préventives et correctrices. L’étude est réalisée dans un Centre hospitalier universitaire mère-enfant,

Résultats : Un total de 94 incidents et accidents portant sur l’insuline a été identifié à partir du registre des incidents et accidents du 9 novembre 2010 au 8 novembre 2012.  Les événements relatifs à l’insuline représentaient 1,5% (94/6242) de l’ensemble des événements comportant au moins un médicament. Près de 95 % (89/94) des événements étaient des accidents, mais aucun des accidents ne comportait de conséquences permanentes pour le patient.

Conclusion : Dans le cadre de notre réflexion sur les meilleures pratiques du circuit du médicament et de l’analyse de ces incidents/accidents, nous avons identifié 12 actions préliminaires nécessaires afin de mieux encadrer l’utilisation de l’insuline au sein de notre établissement.

Vous pouvez consulter notre affiche présentée au Congrès de l’Association française des gestionnaires de risques sanitaires (AFGRIS), le 10 octobre 2013, Paris, France.

Gestion des risques médicamenteux en établissement de santé

Suivant les changements législatifs découlant du projet de loi 113 au début des années 2000, il est devenu obligatoire d’encadrer la déclaration des incidents et des accidents. Nous avons fait un retour sur les dix dernières années de gestion des risques au Département de pharmacie du CHU Sainte-Justine.

Le résumé de l’affiche se trouve ci-dessous :

Introduction

Les pharmaciens s’intéressent à la gestion des risques médicamenteux depuis au moins trois décennies dans le réseau de la santé. Cette préoccupation a contribué à la mise en place de programmes de pharmacovigilance, à la prise en charge de l’ensemble du circuit du médicament, à la décentralisation des pharmaciens dans les programmes de soins et à la mise en place de programmes de gestion de risques.  Dans la foulée de ces tendances, le Québec a procédé à des changements législatifs importants au début des années 2000, encadrant la déclaration des incidents et accidents (I/A) dans un registre local, imposant la mise en place de comité de gestion de risques au niveau central et dans les départements cliniques ainsi que des processus de reddition de comptes. Après dix années de recul, il est opportun de faire le point sur la gestion des risques médicamenteux en établissement de santé.

Objectifs

Décrire l’organisation et l’activité de gestion des risques dans un département de pharmacie d’un centre hospitalier universitaire (CHU) québécois.

Méthode

Étude descriptive rétrospective. L’objectif principal était de décrire l’organisation et l’activité de gestion de risques au sein du CHU Sainte-Justine, un CHU mère-enfant de 500 lits. L’étude portait sur les exercices financiers 2010-2011 et  2011-2012. Afin de décrire l’organisation et l’activité de gestion des risques, nous avons consulté les rapports annuels du département, les journaux de bord quotidien des pharmaciens, les rapports du comité de gestion des risques et les archives du département de pharmacie. Aucune analyse statistique n’a été réalisée.

Résultats

De 2010 à 2012, nous avons recensé en moyenne 5316±436  évènements déclarés par année (min = 5008, max = 5625), soit 47% d’incidents et 53% d’accidents. Les I/A relatifs à la médication représentaient en moyenne 1927±0 I/A par année (min = 1927, max = 1927) et les I/A en lien avec le département de pharmacie représentaient en moyenne 115±45 I/A par année soit 77 % d’incidents et 23 % d’accidents. Une majorité des I/A médicamenteux est imputée à l’activité infirmière. Une moyenne de 26±4,2 enquêtes approfondies par année ont été menées sur certaines I/A.

L’activité départementale de gestion de risque comprend la nomination d’un gestionnaire de risque pharmacien qui participe au comité central de gestion de risque, la participation de plusieurs pharmaciens à des comités de gestion de risques dans les programmes de soins, la mise en place d’une section de l’intranet regroupant l’ensemble des communications et documents pertinents. Dans le cadre des activités de l’Unité de recherche en pratique pharmaceutique du département de pharmacie du CHU Sainte-Justine, de nombreux projets de recherche évaluative ont contribué à des évaluations de pratiques, au développement de nouvelles pratiques et technologies et à des actions correctrices. De plus, le thème de la gestion des risques fait partie de toutes les réunions administratives du département.

Discussion/Conclusion

Cette étude décrit la gestion des risques au sein d’un établissement de santé. De l’analyse prospective des rapports d’I/A portés à l’attention du pharmacien gestionnaire de risques à ses débuts, la gestion des risques est désormais multidimensionnelle et comporte des activités de prévention, de formation, d’évaluation ainsi que des actions visant l’optimisation du circuit du médicament.  Le risque est omniprésent dans le circuit du médicament et tous les pharmaciens d’une équipe doivent contribuer à le réduire. Compte tenu de la sous-déclaration des I/A, il est important de mettre en place des mécanismes d’évaluation et de contrôles additionnels.

Vous pouvez consulter notre affiche présentée au Congrès de l’Association française des gestionnaires de risques sanitaires (AFGRIS), le 10 octobre 2013, Paris, France.