Archives mensuelles : avril 2013

Déterminer le volume d’une seringue par visualisation numérique

Nous avons développé un algorithme de reconnaissance visuelle avec la suite logicielle Scorpion Vision Software (Tordivel, Norvège). Nous avons développé trois prototypes de seringues avec trois marqueurs visuels spécifiques, soit un sur le piston et deux sur le corps de la seringue. La concordance matricielle a été utilisée pour identifier les deux  marqueurs du corps de la seringue. Visionnez la vidéo démo sur YouTube.

Des calculs ont permis d’établir la distance entre les deux marqueurs et de déduire l’angle réel de la seringue sur l’image. La lecture du marqueur situé sur le piston permet de confirmer le volume total de la seringue. Enfin, la distance calculée entre le marqueur du piston et les deux autres marqueurs permet d’estimer le volume réel contenu dans la seringue à partir de l’éloignement du piston du corps de la seringue.

L’analyse du volume nécessite quelques secondes. Cette preuve de concept pourrait être intégrée à des stratégies de vérification contenant-contenu ayant recours aux codes-barres et permettre d’automatiser la vérification du volume de seringues.

Vous pouvez consulter notre affiche présentée au congrès de l’Association de pharmaciens d’établissement de santé du Québec, les 1-3 juin 2012 à Rivière-du-Loup.

Analyse des accidents et incidents liés à l’administration intraveineuse de médicaments

Nous avons réalisé une revue rétrospective des accidents et incidents (A/I) déclarés entre octobre et novembre 2010, soit avant l’implantation de pompes intelligente. Les A/I étaient liés aux médicaments dans 81% des cas. Les principales classes concernées étaient les solutés (33%), les anti-infectieux (20%), l’alimentation parentérale (11%) et les opiacés (9%). L’A/I le plus fréquent était la non-administration d’un médicament (14,3%). Près d’un tiers (29%) des A/I ont été considérés comme détectables par une pompe intelligente, en raison de l’utilisation d’une bibliothèque et d’alarmes.

Une analyse des A/I post-implantation sera réalisée afin de mesurer l’impact des pompes intelligentes.

Vous pouvez consulter notre affiche présentée au congrès de l’Association de pharmaciens d’établissement de santé du Québec, les 1-3 juin 2012 à Rivière-du-Loup.

Efficacité d’actions correctrices pour la réduction du bruit dans une pharmacie

Dans notre blogue du 15 septembre 2011, nous décrivions les zones bruyantes dans une pharmacie d’hôpital. En effet, le bruit est une des sources d’interruptions pouvant nuire aux travailleurs de la santé. Nous avons réalisé une étude pilote afin de constater les effets de certaines actions correctrices sur le bruit.

Parmi les actions correctrices, nous avons réaménagé l’espace afin de réduire les déplacements. Un mur de partition a été créé afin de délimiter la zone de validation. La transmission des ordonnances par fax a été remplacée par la transmission des ordonnances électroniques numérisées.

Les actions correctrices implantées n’ont pas été suffisantes pour diminuer significativement le niveau de bruit moyen dans les zones de la pharmacie (moyenne en pré 59±5 dB(A) contre moyenne en post 58±6dB(A); p=0,22). Les zones les plus bruyantes étaient les zones de préparation stériles, le sas et le centre d’information. Selon notre équipe de recherche, des niveaux de bruits moyens à 60 décibels sont inacceptables lorsqu’un haut niveau d’attention est requis. Des valeurs moyennes supérieures à 65 décibels devraient être évitées.

Vous pouvez consulter notre article publié dans le Journal of Pharmacy Practice. Vous pouvez également consulter notre affiche présentée au congrès de l’Association de pharmaciens d’établissement de santé du Québec, les 1-3 juin 2012 à Rivière-du-Loup.

Intégration des anti-infectieux à la bibliothèque d’une pompe intelligente

Les pompes intelligentes visent à rendre les infusions intraveineuses plus sécuritaires. Cette technologie nécessite qu’une bibliothèque  adaptée à chaque unité de soins soit créée.

L’intégration des anti-infectieux à notre bibliothèque s’est fait par consultation entre pharmaciens et médecins. Nous avons identifié 37 anti-infectieux devant être répartis entre neuf bibliothèques. De ceux-ci, 17 anti-infectieux ont pu être ajoutés avec des heures et concentrations standardisées. Les 20 autres anti-infectieux devaient être reconditionnés par les infirmières et n’ont donc pas pu être standardisés.

Trois mois suivant l’implantation, nous avons réalisé un sondage afin de connaître la satisfaction du personnel infirmier. Les éléments positifs étaient la facilité de sélection des anti-infectieux dans la bibliothèque, l’affichage du nom de l’agent en cours d’infusion et la disponibilité d’outils pour la préparation à partir des concentrations standardisées. Les éléments négatifs se rapportaient surtout à la présence de limites non pertinentes en certaines circonstances.

Vous pouvez consulter notre affiche présentée au congrès de l’European society of clinical pharmacy, les 30 mai-1 juin 2012, à Leuven.

La SHPQ devient Histoire de la pharmacie au Québec

Nous nous intéressons à l’histoire de la pharmacie depuis plusieurs années. Dans le cadre des travaux du projet De l’apothicaire au spécialiste, nous avons partagé notre plan d’action et la mise en place d’une Société d’histoire de la pharmacie dont les travaux ont débuté fin 2011. Notre perspective était de fonder une société basée sur les médias sociaux permettant à toutes personnes intéressées d’y contribuer simplement, sans frais, et en acceptant de nous suivre via WordPress, Facebook ou Twitter. Dans un deuxième temps, nous avons lancé notre site web en février 2013. Ce faisant, on a porté à notre attention une autre initiative de l’équipe de l’Université Laval et l’enregistrement de la Société québécoise d’histoire de la pharmacie au registre des entreprises du Québec. Afin de permettre à toutes ces initiatives de se développer et pour éviter la confusion, nous avons renommé notre site Histoire de la pharmacie au Québec, une initiative de l’Unité de recherche en pratique pharmaceutique. Plus de gens s’intéresseront à l’histoire de la pharmacie, mieux elle sera connue et reconnue. Continuez de nous suivre via les médias sociaux et la publication hebdomadaire de nos travaux incluant le blogue de notre historienne; vous pouvez aussi suivre l’autre initiative de l’Université Laval.