Archives mensuelles : février 2013

Approches utilisées pour la formation des professionnels de la santé

La vidéo est utilisée en enseignement depuis plusieurs décennies et s’est étendue à toute la planète avec l’avènement de plate-formes telles que Youtube. Étonnamment, la vidéo demeure marginale en établissement de santé lorsqu’il s’agit de former du personnel en exercice.

Nous nous sommes intéressés aux données descriptives et probantes relatives à l’utilisation de différentes approches utilisées pour la formation du personnel dans le domaine de la santé, incluant la vidéo. Nous avons réalisé une revue documentaire présentant les caractéristiques des différentes approches utilisées en formation du personnel incluant les interlocuteurs, les types de supports, le facteur temps, la possibilité de rétroaction, le déroulement, les stratégies de présentation du contenu, les outils de production et de diffusion et des exemples de formations professionnelles.

La vidéo est un support électronique qui permet la présentation de contenu avec ou sans intervention humaine de façon synchrone (c.-à-d. en temps réel) ou asynchrone, avec ou sans interaction. Notre revue met aussi en évidence les principales études au sujet de l’utilisation de la vidéo dans la formation de professionnels.

Cet article a été soumis à un journal scientifique dédié à la pédagogie en santé. Compte tenu des commentaires de révision reçus (p.ex. revue de littérature sans résultats originaux) nous avons choisi de ne pas resoumettre cet article pour publication à un journal indexé ou non indexé. Néanmoins, considérant l’avancement de nos travaux depuis cette revue documentaire, avec le développement d’une méthode de travail et la réalisation de plusieurs vidéos de formation publiées sur notre Intranet pharmacie, nous avons choisi de diffuser le fruit de ces travaux dans les Annales de l’Unité de recherche en pratique pharmaceutique.

Vous pouvez donc consulter notre article publié dans les Annales de l’Unité de recherche en pratique pharmaceutique.

Vous pouvez également consulter notre affiche présentant notre méthode de travail pour la création de vidéos pour la formation continue présentée au Professional Practice Conference de la Société canadienne des pharmaciens d’hôpitaux, du 29 janvier au 2 février 2011 à Toronto, et en rappel au Salon de la qualité et de l’innovation le 17 octobre 2012 au CHU Sainte-Justine, Montréal. Vous pouvez également consulter notre article publié dans le Pharmactuel.

Illustration de la gestion des risques appliquée aux ruptures d’approvisionnement de médicaments

En réponse à la crise de ruptures d’approvisionnement de médicaments vécue depuis quelques années et particulièrement lors de l’année 2012, nous nous sommes intéressés à la gestion des risques associés aux ruptures d’approvisionnement de médicaments.  Notre objectif principal était de décrire la gestion des risques liée aux ruptures d’approvisionnement des produits injectables en établissement de santé.

Huit outils ont été mis en place en collaboration avec les parties prenantes, notamment la production d’une liste des produits en rupture d’approvisionnement et des taux de production anticipés chez Sandoz Canada, la gestion électronique des quantités hebdomadaires allouées par hôpital, la formation d’un comité local de crise, la mise en place d’un envoi courriel régulier pour informer le personnel soignant, l’instauration d’une section dédiée dans l’Intranet du département de pharmacie du CHU sainte-Justine indiquant le nombre réel de stock résiduel ainsi que les décisions prises par produit, la création d’un extranet avec fiches d’aides sur VendrediPM.ca et la production de bulletins d’information du comité des pharmaciens du groupe d’achat de SigmaSanté.

Huit actions ont été mises en place, notamment la tenue de réunions du comité local de crise avec réunion quotidienne, un arrimage avec autres groupes d’achats et parties prenantes, des modifications contractuelles lorsque possible, une révision des produits critiques devant être produits à 100%, un lobby auprès de Santé Canada afin de faciliter l’accès au programme d’accès spécial, la mise en place d’une règle des 7 jours comme limite minimale d’inventaire , la rédaction et le partage des demandes types au programme d’accès spécial à Santé Canada pour des médicaments ciblés et une révision des pratiques au CHU Sainte-Justine. Toutes les actions posées ont visé à minimiser les risques pour la clientèle.

Vous pouvez consulter notre affiche présentée au Colloque sécurité des soins au Québec, les 26-27 avril 2012, à Montréal.

Lancement du site web de la Société d’histoire de la pharmacie (Québec)

Mise en place en 2011, dans le cadre des travaux de l’Unité de recherche en pratique pharmaceutique (URPP) du CHU Sainte-Justine portant sur l’histoire de la pharmacie hospitalière, le projet de mise en place de Société a été partagé à tous les pharmaciens impliqués dans le cadre du projet « De l’apothicaire au spécialiste ».  Plus d’une quarantaine de pharmaciens de partout au Québec ont participé à ce projet par l’entremise d’un groupe Google. Ces pharmaciens ont eu accès à tous les contenus et à l’ensemble de notre démarche historique incluant la mise en place de la Société d’histoire de la pharmacie (Québec).  Plusieurs de ces pharmaciens ont contribué à la relecture d’épreuves, à la fourniture de certains documents et à des conseils.

L’URPP est heureuse d’annoncer le lancement du site web de la Société d’histoire de la pharmacie (Québec). Nous vous encourageons à ajouter ce nouveau blogue à vos favoris.

Perspective d’un programme national de surveillance des antimicrobiens

Dans le cadre du plan d’action ministériel 2010-2015 sur la prévention et le contrôle des infections nosocomiales, un programme national de surveillance des antimicrobiens a été implanté au Québec au 1er avril 2012. Ce programme est encadré par la publication d’une circulaire ministérielle.

Notre objectif était de décrire la perspective d’un centre mère-enfant sur ce programme national de surveillance des antimicrobiens. Au CHU Sainte-Justine, un comité de surveillance des antimicrobiens (CRUAM) est en place depuis trois décennies et il se rapporte au Comité de pharmacologie et collabore avec le Comité de prévention des infections. Suivant la publication de la circulaire ministérielle, le CRUAM est composé 4 pharmaciens membres provenant des équipes de pédiatrie, d’hémato-oncologie, d’obstétrique-gynécologie et de néonatologie, et de deux médecins membres, un infectiologue et un microbiologiste.

Les priorités 2012-2013 du CRUAM sont de réaliser un rapport périodique des doses définies journalières par jours-patients, des jours de traitement par jours-patients et des doses en mg/kg moyennes mensuelles par antibiotique. Ce rapport est développé à partir des systèmes d’information en place, incluant des données depuis 2000-2001. En outre, au moins trois revues d’utilisation par année ont été identifiées comme cible d’analyse et le feuillet des anti-infectieux à usage restreint est mis à jour.

Vous pouvez consulter notre affiche présentée au congrès de l’European society of clinical pharmacy, les 30 mai-1 juin 2012, à Leuven.

S’y retrouver avec la certification de salles et d’enceintes de préparation en pharmacie

En plus des enceintes de préparation en pharmacie, les salles de préparation doivent également être certifiées en vertu du cadre normatif international et québécois. Le cadre québécois inclut la norme de préparations magistrales non stériles de l’Ordre des pharmaciens du Québec qui a été publiée en 2012 et la norme de préparations magistrales stériles de l’Ordre des pharmaciens du Québec qui sera publiée prochainement. Cette certification est généralement réalisée par une société externe.

Nous avons développé une démarche de certification au sein du département de pharmacie du CHU Sainte-Justine. L’objectif de cet article était de présenter le processus de certification en pharmacies et de développer un rapport synthèse type. Sept critères de conformité ont été établis, soit 1-le changement d’air par heure, 2- l’intégrité des filtres à air à très haute efficacité, 3- la température et l’humidité, 4-la luminosité et le bruit, 5- les différentiels de pression pour la préparation des médicaments non-dangereux, 6- les différentiels de pression pour la préparation des médicaments dangereux et 7- le décompte particulaire.

Vous pouvez consulter notre article publié dans le Pharmactuel. Vous pouvez également consulter notre affiche présentée au congrès de l’Association de pharmaciens d’établissement de santé du Québec, les 1-3 juin 2012 à Rivière-du-Loup.