Archives mensuelles : septembre 2012

Y a-t-il un risque d’exposition professionnelle lors des tests de bronchoprovocation à la méthacholine?

Le test de provocation à la méthacholine, un dérivé de l’acétylcholine, est utilisé pour diagnostiquer l’hyperréactivité bronchique (HRB). Le test consiste à faire inhaler des solutions de méthacholine, de manière répétée et de concentrations connues et croissantes, jusqu’à l’atteinte d’une concentration entraînant une baisse de 20 % du volume expiratoire maximal par seconde (VEMS).

Suite à une enquête auprès de 14 chefs de départements de pharmacie du Québec entre le 10 février 2012 et le 29 février 2012, 12/14 des répondants avaient recours à la méthacholine dans leur établissement. En moyenne, 515 tests par année étaient réalisés par centre (médiane [min-max] : 435 [144-1300]). En moyenne, quatre (médiane [min-max] : 3 [1-7]) personnes étaient exposées par établissement pour l’administration de la méthacholine. Une majorité de répondants utilisaient la pièce buccale en T, en phase avec les recommandations de deux études canadiennes. La méthacholine était préparée sous hotte ventilée chez 5/7 des répondants.

Il existe très peu de données publiées et aucune donnée probante sur les risques d’exposition professionnelle à la méthacholine. À notre connaissance, seulement trois cas d’exposition professionnelle ont été publiés. Cette revue documentaire ne met pas en évidence de risques importants liés à l’exposition professionnelle à la méthacholine.

Vous pouvez consulter notre article publié dans le Bulletin d’information toxicologique de l’Institut national de santé publique du Québec. Vous pouvez également consulter notre affiche présentée au Colloque annuel du Réseau québécois de recherche sur l’usage des médicaments, les 29 et 30 mai 2012 à Québec.

Utilisation des codes-barres commerciaux dans une pharmacie d’hôpital

Depuis 2004, la Food and Drug Administration demande que les produits pharmaceutiques soient identifiés par des codes-barres sur tous les niveaux d’emballage. Par contre, aucune obligation n’a été émise par Santé Canada à ce sujet. Notre objectif était d’évaluer la faisabilité d’utiliser des codes-barres commerciaux pour les tâches de réception et de préparation des produits pharmaceutiques. Nous avons également évalué la facilité avec laquelle ces codes-barres pouvaient être lus.

Sur les 1734 produits évalués, seulement 33% des produits avaient un code-barres sur tous les niveaux d’emballage et 89% des codes-barres pouvaient être lus par les appareils en notre possession. Une base de donnée canadienne incluant la description des produits disponibles et les codes-barres applicables aux différents aux niveaux d’emballage serait nécessaire afin d’assurer une utilisation sécuritaire des codes-barres dans les multiples étapes du circuit du médicament.

Vous pouvez consulter l’article accessible sur PubMed Central, publié dans le Journal canadien de la pharmacie hospitalière.

Audits en soutien à la préparation d’une visite d’agrément

Le 15 décembre 2011, nous avons partagé l’affiche présentée au congrès de clôture des fêtes du cinquantenaire de l’A.P.E.S. le 20 octobre 2011 à Charlevoix, Québec. Nous vous invitons maintenant à consulter l’article découlant de ce projet, dont l’objectif était de décrire une démarche pratique d’audits en guise de soutien à la préparation d’une visite d’Agrément Canada.

Vous pouvez consulter notre article publié dans le Pharmactuel.

Collaboration médecin-pharmacien et gestion de l’hypertension artérielle en ambulatoire – critique

Nous avons réalisé une évaluation critique de l’article de Weber et coll (2010). L’objectif principal de cette étude était de démontrer l’impact d’une pratique collaborative médecin-pharmacien sur la maitrise de la tension artérielle (TA) durant 24 heures en milieu ambulatoire.

Cette étude prospective à répartition aléatoire a été réalisée sur neuf mois. La collaboration médecin-pharmacien dans la prise en charge de l’hypertension artérielle a permis de réduire significativement la TA moyenne sur une période de 24 heures et a permis d’augmenter la proportion de patients dont l’hypertension était maîtrisée.

Cette étude a permis de confirmer les observations d’études précédentes qui avaient surtout été réalisée en cabinet médical. Cette étude ne permet pas de commenter l’observance thérapeutique des patients.

Vous pouvez consulter notre article publié dans le Québec Pharmacie. Cet article est publié avec l’autorisation de l’éditeur de Québec Pharmacie.